Slimani quitte Cluj pour l’Algérie

Le départ de Riyad Mahrez Slimani du CFR Cluj relance le débat sur les retours de la diaspora algérienne vers le pays, avec des implications économiques et symboliques pour les entrepreneurs locaux. Selon Algerie360, le milieu de terrain, âgé de 38 ans, a résilié son contrat avec le club roumain, alimentant les spéculations sur un retour au CRB, son ancien club formateur. Une décision qui interroge sur les motivations des talents algériens à l’étranger et les opportunités concrètes offertes par l’Algérie pour les attirer.

Un signal pour les talents algériens de la diaspora

Le cas de Slimani n’est pas isolé. Récemment, d’autres figures algériennes, comme des ingénieurs ou des cadres du numérique, ont choisi de rapatrier leur activité après des années à l’étranger. Le défi pour l’Algérie réside dans sa capacité à transformer ces retours en leviers de croissance. Par exemple, le secteur du sport, en pleine expansion avec des investissements étrangers croissants (comme les partenariats récents entre la FAF et des fonds saoudiens), pourrait bénéficier de l’expertise de Slimani, notamment dans la gestion de clubs ou la formation de jeunes talents.

Un coût économique à évaluer

Pour les entrepreneurs, cette actualité rappelle que l’attractivité passe par des mécanismes concrets. Les aides à l’installation (comme les zones franches ou les exonérations fiscales) existent, mais leur application reste inégale. Par ailleurs, le secteur privé algérien doit encore clarifier ses offres pour les compétences étrangères : contrats stables, participation aux décisions et reconnaissance des diplômes sont des critères déterminants pour des profils comme Slimani.

Le CRB, un laboratoire pour l’entrepreneuriat sportif

Pour les créateurs d’entreprise, le CRB offre une leçon : lier performance sportive et création de valeur ajoutée. Le club a développé des partenariats avec des marques locales (comme les équipements sportifs ou les boissons) et forme des jeunes en parallèle de ses activités compétitives. Une approche qui pourrait inspirer d’autres secteurs, comme l’agroalimentaire ou les technologies, où la diaspora algérienne est particulièrement active.

La diaspora, un réservoir de compétences à mobiliser

Les secteurs porteurs pour ces retours incluent :
Le numérique : Avec une demande croissante en compétences tech (développement web, cybersécurité), des plateformes comme Alger TechnoPark pourraient servir de tremplin.
L’agriculture et l’agroalimentaire : Les ingénieurs agronomes formés à l’étranger sont recherchés pour moderniser les filières locales (dattes, olives, légumes).
Le tourisme : La relance du secteur après la pandémie crée des opportunités pour des professionnels du hospitality management.

À retenir pour les entrepreneurs
Les retours de talents comme Slimani révèlent un intérêt croissant pour l’Algérie, mais dépendent de cadres économiques stables et de projets concrets. Les secteurs prioritaires pour attirer la diaspora restent ceux où l’expertise étrangère comble des lacunes locales : innovation, gestion et formation. Pour les créateurs d’entreprise, cela confirme la nécessité de structurer des écosystèmes hybrides, mêlant réseaux locaux et compétences internationales.

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