Revue de presse : Géopolitique Maghreb, Formation professionnelle Algérie, Équipe nationale Algérie…

**L’Algérie en mouvement : un kaléidoscope de tensions et d’opportunités**

**1. L’ARMÉE ET LA GÉOPOLITIQUE : LE RETOUR DU "PRAGMATISME RÉVOLUTIONNAIRE"**

Cette posture géopolitique s’accompagne d’un renforcement capacitaire : modernisation des équipements, développement de l’industrie militaire locale (via des partenariats avec l’Italie ou la Chine), et surtout, une stratégie de soft power qui passe par la formation professionnelle (cf. les CATI de l’OMPI) et la recherche scientifique. L’Algérie mise sur l’innovation duale (civile et militaire) pour réduire sa dépendance technologique – un choix qui rappelle celui de la Turquie sous Erdogan. Pourtant, cette ambition se heurte à un paradoxe : comment concilier autonomie stratégique et dépendance aux hydrocarbures, dont les revenus financent encore 60% du budget de l’État ? La réponse algérienne semble résider dans une diversification accélérée, mais contrôlée, où l’État garde la main sur les secteurs clés (énergie, défense, numérique).

**2. FORMATION ET NUMÉRIQUE : LA PROMESSE D’UNE "RÉVOLUTION DES COMPÉTENCES" SOUS SURVEILLANCE**

Pourtant, cette « révolution des compétences » se heurte à deux écueils :
L’inadéquation avec le marché du travail : les formations professionnelles restent souvent déconnectées des besoins réels des entreprises, notamment des PME, qui peinent à recruter des profils qualifiés. Le discours de Mohamed Skander sur un « capitalisme algérien fondé sur la solidarité » sonne creux quand on sait que 80% des PME algériennes sont informelles et sous-capitalisées.
La méfiance envers le numérique : si l’Algérie forme des experts en cybersécurité, c’est aussi pour contrôler les flux d’information. Le mouvement d’opposition numérique mentionné dans les actualités sur le logement rappelle que le web est à la fois un outil d’émancipation et un terrain de répression. L’État algérien, comme la Chine, a compris que la souveraineté numérique passait par la maîtrise des infrastructures et des contenus.

**3. ÉCONOMIE : ENTRE RENTE, INNOVATION ET FRAGMENTATION SOCIALE**

**B. L’agriculture et l’irrigation : le miroir des dépendances**

**C. Le commerce : entre informalisation et digitalisation**

Cette fragmentation est un défi pour l’État, qui tente de formaliser l’informel tout en encadrant le numérique. Mais comment concilier innovation et contrôle, surtout quand les jeunes entrepreneurs (comme ceux derrière les applis locales pour expatriés) contournent les régulations ?

**4. LE FOOTBALL, MIROIR DES PASSIONS NATIONALES**

Pourtant, derrière les slogans, se cache une réalité moins glorieuse :
Une fédération corrompue (affaires de transferts douteux, gestion opaque des clubs).
Un football de clubs en crise (les stades vides, les dettes des équipes).
Une dépendance aux « héros » étrangers (comme Walid Regragui, entraîneur marocain de l’équipe nationale marocaine, qui incarne le rêve d’un football maghrébin uni… mais aussi la rivalité entre Alger et Rabat).

Le football algérien est ainsi à l’image du pays : passionné, mais désorganisé ; ambitieux, mais prisonnier de ses contradictions.

**5. LES ÉLECTIONS : LA MASCARADE DÉMOCRATIQUE COMME SYSTÈME DE GOUVERNANCE**

Pourtant, cette mascarade a ses limites :
La jeunesse ne croit plus au système (70% des 18-35 ans ne votent pas).
L’armée reste l’arbitre ultime (comme en 2019, quand elle a lâché Bouteflika).
La crise économique menace la paix sociale (chômage des jeunes à 30%, inflation galopante).

Dans ce contexte, l’élection de septembre 2024 s’annonce comme un plébiscite forcé : le pouvoir mise sur la lassitude du Hirak et la peur du chaos pour assurer une victoire à son candidat (probablement le Premier ministre actuel, Abdelaziz Djerad). Mais un scrutin sans légitimité ne résoudra rien : il ne fera que reporter l’échéance d’une crise plus profonde.

**6. LOGEMENT ET NUMÉRIQUE : LES DEUX VISAGES DE LA MODERNITÉ ALGÉRIENNE**

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