Finabi Conseil alerte sur les freins fiscaux
L’ouverture d’agences de voyages en Algérie se heurte à des obstacles de taille, notamment sur le plan fiscal. Selon El Moudjahid, Finabi Conseil, un cabinet d’expertise comptable, a récemment souligné la nécessité de réformes pour soutenir ce secteur en pleine expansion. Les contraintes actuelles limitent la création d’entreprises dans ce domaine, privant l’économie algérienne de nouveaux investissements et d’emplois.
Les agences de voyage représentent un vivier d’opportunités pour les entrepreneurs, mais leur développement est ralenti par un cadre fiscal peu adapté. Finabi Conseil pointe du doigt des règles qui, sans ajustement, risquent de décourager les porteurs de projets. Parmi les principaux points soulevés, les charges sociales et fiscales imposées aux nouvelles structures pèsent lourdement sur leur rentabilité. Les experts du cabinet estiment que des mesures incitatives, comme des exonérations temporaires ou des taux réduits, pourraient relancer l’attractivité de ce secteur.
Des charges qui pèsent sur les jeunes entreprises
Le lancement d’une agence de voyage en Algérie implique des coûts initiaux élevés, notamment en matière de fiscalité. Les entrepreneurs doivent s’acquitter de plusieurs taxes, dont la TVA, l’impôt sur les sociétés et des contributions sociales, qui grèvent leur trésorerie dès les premiers mois. Finabi Conseil rappelle que ces obligations s’ajoutent aux dépenses liées à la création d’entreprise, comme les frais de domiciliation ou d’immatriculation.
Dans un contexte où la concurrence des plateformes numériques internationales s’intensifie, les agences locales peinent à rivaliser. Les réformes proposées visent à rétablir un équilibre, en permettant aux nouvelles structures de se consolider avant d’affronter les géants du secteur. Sans ces ajustements, les entrepreneurs risquent de privilégier des activités moins régulées, comme le tourisme informel, au détriment d’une économie formelle et structurée.
Un appel à l’État pour agir vite
Finabi Conseil n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme. D’autres acteurs du monde économique, y compris des représentants de la diaspora algérienne investie dans le tourisme, ont déjà plaidé pour une simplification administrative et fiscale. Ces entrepreneurs, souvent installés à l’étranger, pourraient apporter un savoir-faire et des capitaux si le cadre juridique devenait plus favorable.
Le cabinet insiste sur l’urgence d’agir, car le retard accumulé en matière de réformes freine l’innovation. Les projets d’agences de voyage, qui pourraient dynamiser des régions entières, restent en suspens faute de clarté dans les obligations comptables. Les experts de Finabi Conseil recommandent une concertation entre les pouvoirs publics et les professionnels du secteur pour élaborer des solutions pragmatiques.
Quels scénarios pour l’avenir ?
Si les réformes fiscales tardent, les conséquences pourraient être lourdes. D’abord, une stagnation des créations d’entreprises dans le tourisme, un secteur clé pour l’emploi des jeunes. Ensuite, une fuite des investisseurs vers des pays voisins, où les règles sont plus souples. À l’inverse, une adaptation du système fiscal pourrait attirer des capitaux étrangers et des compétences algériennes de la diaspora, renforçant ainsi l’économie locale.
Les attentes sont claires : les entrepreneurs attendent des mesures concrètes, comme des allègements temporaires ou des simplifications de procédure. Pour Finabi Conseil, l’enjeu dépasse la fiscalité. Il s’agit de préserver un secteur stratégique, tout en offrant aux Algériens les moyens de développer des activités pérennes.
À retenir pour les entrepreneurs :
Les agences de voyage en Algérie doivent aujourd’hui composer avec des charges fiscales élevées, ce qui limite leur création. Finabi Conseil plaide pour des réformes rapides, afin de rendre le secteur plus attractif pour les nouveaux investisseurs.
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