Revue de presse : EURL Algérie, CNRC Algérie, Création d’entreprise Al

Stabilité juridique et simplification administrative

En parallèle, le Centre national du registre du commerce (CNRC) a présenté son plan d’action 2024. Objectifs : réduire les délais d’immatriculation de 15 à 7 jours pour les dossiers complets, et numériser 80 % des procédures d’ici fin 2024. Le CNRC table sur 50 000 nouvelles immatriculations cette année, soit +12 % par rapport à 2023. Ces annonces interviennent alors que le nombre d’entreprises créées en Algérie a atteint 32 000 au premier trimestre 2024, en hausse de 9 % sur un an.

Export et devises : les micro-entreprises en première ligne

Les exportations hors hydrocarbures continuent de progresser. L’entreprise publique CNAN El Djazair a annoncé des livraisons vers l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire) pour un montant de 12 millions de dollars au premier trimestre 2024, contre 8 millions sur la même période en 2023. Dans le secteur agricole, l’Algérie a exporté 245 000 tonnes d’urée vers l’Inde entre janvier et mars 2024, pour une valeur de 98 millions de dollars. Ces flux restent marginaux comparés aux 3,2 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures enregistrés en 2023, mais ils illustrent une diversification progressive.

Industrie et partenariats publics-privés

Ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie de substitution aux importations. Le gouvernement vise une réduction de 30 % des importations de biens manufacturés d’ici 2027, avec un accent sur les secteurs de l’agroalimentaire, de la pharmacie et des matériaux de construction. Pour les entrepreneurs, cela signifie des opportunités dans les chaînes de sous-traitance locales, mais aussi une pression accrue sur les coûts de production, avec des prix de l’énergie et des intrants industriels en hausse de 5 à 8 % depuis janvier 2024.

Télécoms et marché concurrentiel

Les opérateurs sont sous surveillance accrue. L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a infligé des amendes totalisant 1,2 milliard de DZD en 2023 pour non-respect des obligations de qualité de service. Pour les entrepreneurs, cela se traduit par des coûts de connectivité stables, mais une qualité variable selon les zones géographiques. Les zones industrielles de Rouïba et d’Oran restent les mieux couvertes, avec des débits moyens de 50 Mbps, contre 15 Mbps dans les wilayas du Sud.

Formation et accompagnement des entrepreneurs

Dans le secteur portuaire, un rapport du ministère des Transports a analysé les perspectives du marché des services maritimes. Principaux constats :
– Le trafic conteneurisé a augmenté de 7 % en 2023, porté par les exportations de produits agroalimentaires.
– Les coûts logistiques restent élevés : 1 500 à 2 000 USD pour un conteneur de 20 pieds vers l’Europe, contre 1 200 USD depuis le Maroc.
– Les délais de dédouanement ont été réduits de 48 à 24 heures pour les entreprises certifiées « Opérateur économique agréé » (OEA).

Statuts juridiques : réformes et tensions

Deuxièmement, un rapport de l’ONG Transparency International a critiqué l’usage de l’Inspection des transactions et des normes (ISTN) comme « outil de répression massive ». L’ISTN a mené 4 200 contrôles en 2023, entraînant 1 800 fermetures temporaires d’entreprises, principalement dans les secteurs du commerce et de la restauration. Les entrepreneurs dénoncent des procédures opaques et des amendes disproportionnées (jusqu’à 5 millions de DZD pour des infractions mineures).

Enfin, l’accord franco-algérien sur les investissements est contesté. Les milieux d’affaires algériens lui reprochent de ne pas garantir la libre circulation des capitaux, tandis que les investisseurs français pointent des délais administratifs excessifs (18 mois en moyenne pour obtenir un agrément).

Aides et internationalisation des startups

En parallèle, le ministre de l’Économie, Laaziz Rezig, a reçu le président de la Chambre de commerce Suisse-Algérie pour discuter des échanges commerciaux. Les exportations algériennes vers la Suisse ont atteint 1,1 milliard de dollars en 2023, principalement des hydrocarbures, mais les produits agroalimentaires et pharmaceutiques progressent (+18 % sur un an).

Investissements étrangers : assouplissement des règles

Les investissements directs étrangers (IDE) restent modestes. En 2023, l’Algérie a attiré 1,3 milliard de dollars d’IDE, contre 3,2 milliards pour le Maroc et 2,8 milliards pour la Tunisie. Les secteurs prioritaires pour 2024 : énergies renouvelables (objectif : 15 000 MW d’ici 2035), agroalimentaire et technologies de l’information.

Bilan de la semaine

À retenir pour les entrepreneurs
Les réformes juridiques réduisent les risques pour les petites structures, mais les procédures bancaires et administratives restent lentes. Les opportunités d’export progressent, notamment dans l’agroalimentaire et les services numériques, avec des incitations fiscales à l’appui. Les investisseurs étrangers et de la diaspora bénéficient d’un assoupl

💡 Vous créez votre entreprise en Algérie ? GlobalStart vous accompagne pas à pas : démarches, coûts réels, statuts juridiques (SARL, EURL, SPA) et immatriculation CNRC.

Créer mon entreprise Pack 10 Fiches Business — diaspora

Laisser un commentaire