Maâtkas célèbre la poterie ancestrale algérienne

Le village de Maâtkas, perché dans les montagnes de la wilaya de Tizi Ouzou, a accueilli récemment la troisième édition du Festival de la poterie. Cet événement, organisé par l’Office national de l’artisanat (ONA) en collaboration avec la direction locale de la culture, met en lumière un savoir-faire transmis depuis des générations. Selon la Radio algérienne, plus de 50 artisans venus de différentes régions du pays ont exposé leurs créations, attirant des milliers de visiteurs.

Un patrimoine menacé par l’industrialisation

L’ONA a tenté de répondre à cette problématique en lançant des programmes de formation pour les jeunes artisans. Ces initiatives visent à moderniser les techniques de production tout en préservant l’authenticité des pièces. « Nous avons introduit des machines pour le façonnage, mais nous gardons la cuisson au feu de bois, qui est la signature de notre poterie », précise Fatima Zohra, une jeune potière formée à l’atelier de Maâtkas.

Un festival pour relancer l’intérêt

Le festival a également été l’occasion de discuter des défis logistiques, comme le transport des pièces fragiles vers les marchés urbains. « Nous avons besoin d’un soutien pour l’emballage et le transport. Beaucoup de poteries se brisent pendant le trajet, ce qui décourage les artisans », ajoute Amrani.

Vers une reconnaissance internationale ?

L’ONA a annoncé qu’un groupe de travail serait constitué pour étudier cette possibilité. « Nous allons documenter les techniques, les matériaux et les traditions orales liées à la poterie. Cela prendra du temps, mais c’est une étape nécessaire », déclare un responsable de l’Office.

Un avenir entre tradition et innovation

Le festival a également permis de nouer des partenariats avec des designers algériens, qui cherchent à collaborer avec les potiers pour des collections exclusives. « Nous voulons montrer que la poterie algérienne peut être à la fois traditionnelle et moderne », conclut Ahmed Benali.

Si les défis restent nombreux, l’engouement suscité par le festival de Maâtkas prouve que cet art ancestral a encore de beaux jours devant lui. À condition que les institutions et les artisans travaillent main dans la main pour le préserver et le promouvoir.

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