L’Algérie a officiellement intégré le groupe J des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, marquant une étape clé dans sa préparation pour le tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Selon Foot-Africa.com, les Verts partageront leur poule avec la Tunisie, la Guinée équatoriale, la Namibie, le Liberia et le Malawi. Un calendrier serré attend les hommes de Djamel Belmadi, avec des matchs à enjeu dès les premières journées.
Le tirage au sort, effectué récemment, place l’Algérie dans une configuration exigeante mais pas insurmontable. La Tunisie, rivale historique, sera le principal obstacle, tandis que la Guinée équatoriale, finaliste surprise de la CAN 2023, représente une menace croissante. D’après les analyses de la Fédération algérienne de football (FAF), la Namibie et le Liberia, bien que moins expérimentés, pourraient jouer les trouble-fêtes, notamment à domicile. Le Malawi, quant à lui, reste un adversaire imprévisible, capable de performances remarquables comme lors des qualifications pour la CAN 2023.
La FAF a déjà entamé les préparatifs logistiques et techniques. Une série de stages et de matchs amicaux est prévue pour affiner la cohésion du groupe. Parmi les joueurs clés, Riyad Mahrez (Al-Ahli), Ismaël Bennacer (AC Milan) et Youcef Belaïli (Al-Sadd) devraient conserver leur place de titulaires. Cependant, la concurrence s’annonce féroce, avec l’émergence de jeunes talents comme Rayan Aït-Nouri (Wolverhampton) et Houssem Aouar (AS Roma), qui pourraient bousculer la hiérarchie.
Le calendrier des matchs du groupe J a été dévoilé. L’Algérie débutera à domicile contre le Liberia, un match considéré comme une formalité par les observateurs. Suivront des déplacements périlleux en Tunisie et en Guinée équatoriale, deux rencontres qui pourraient sceller le sort des qualifications. La FAF a d’ores et déjà demandé à la Confédération africaine de football (CAF) des aménagements pour les déplacements, notamment en Namibie, où les conditions logistiques sont réputées difficiles.
Sur le plan tactique, Djamel Belmadi devrait maintenir son système en 4-3-3, avec une forte emphase sur la possession et les transitions rapides. Les observateurs notent cependant un manque de profondeur dans le secteur offensif, où les options derrière Mahrez et Belaïli restent limitées. La FAF a lancé un appel aux clubs locaux pour identifier de nouveaux talents capables de renforcer l’effectif, notamment dans les championnats européens.
Les supporters algériens, encore marqués par l’élimination prématurée de la CAN 2023, attendent une performance à la hauteur des attentes. Les réseaux sociaux algériens regorgent de messages d’encouragement, mais aussi de critiques envers la gestion des dernières compétitions. Le président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, a reconnu ces attentes lors d’une conférence de presse récente, soulignant que « la qualification pour la Coupe du Monde est une priorité absolue ».
En parallèle, la FAF travaille sur un projet de modernisation des infrastructures sportives. Le complexe de Sidi Moussa, en cours de rénovation, devrait accueillir les stages de préparation de l’équipe nationale. Un investissement de près de 20 milliards de dinars a été engagé pour améliorer les installations, incluant un nouveau centre de formation et un hôtel dédié aux joueurs. Ces travaux, supervisés par le ministère de la Jeunesse et des Sports, s’inscrivent dans une vision à long terme pour le football algérien.
Sur le plan financier, la qualification pour la Coupe du Monde 2026 représenterait une manne importante pour la FAF. Selon les estimations de la FIFA, chaque fédération qualifiée recevra environ 10 millions de dollars pour la préparation et la participation au tournoi. Ces fonds pourraient être réinvestis dans les académies locales et les championnats professionnels, encore en proie à des difficultés structurelles.
Les défis ne manquent pas. Outre la concurrence africaine, l’Algérie devra composer avec des contraintes logistiques, notamment les longs voyages en Amérique du Nord en cas de qualification. La FAF a déjà entamé des discussions avec des partenaires aériens pour faciliter les déplacements, mais les coûts restent un obstacle majeur. Le ministère des Transports a été sollicité pour étudier des solutions, notamment des vols charters subventionnés.
Enfin, la santé des joueurs sera un enjeu crucial. Les récentes blessures de Bennacer et de Saïd Benrahma (West Ham) ont rappelé la fragilité des effectifs. La FAF a renforcé son staff médical, avec l’arrivée de spécialistes en récupération et en prévention des blessures. Un protocole strict sera appliqué lors des stages, avec des examens réguliers pour éviter les rechutes.
L’Algérie aborde ces éliminatoires avec un mélange d’ambition et de réalisme. Si la qualification pour la Coupe du Monde 2026 est un objectif atteignable, elle nécessitera une mobilisation sans faille de tous les acteurs du football national. Les prochains mois seront décisifs, avec des matchs amicaux contre des équipes de haut niveau pour tester la solidité du groupe. Les Verts savent qu’ils n’ont plus droit à l’erreur.