La Fédération algérienne de football (FAF) a récemment clarifié ses priorités pour les années à venir. Walid Sadi, président de la FAF, a dévoilé l’objectif principal de son nouveau mandat lors d’une déclaration rapportée par DZfoot. Selon lui, la priorité absolue est de « redonner à l’équipe nationale sa place parmi les meilleures sélections africaines et mondiales ». Une ambition qui passe par une refonte structurelle et une meilleure gestion des talents locaux.
Sadi a insisté sur la nécessité de renforcer les compétitions nationales pour offrir un vivier compétitif aux Verts. « La Ligue 1 doit retrouver son niveau d’antan. Les clubs algériens doivent redevenir des tremplins pour nos joueurs », a-t-il affirmé. Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs jeunes talents algériens quittent le pays précocement pour des championnats étrangers, souvent moins exigeants sur le plan sportif mais plus attractifs financièrement. Le président de la FAF a évoqué des discussions en cours avec les clubs pour améliorer les conditions d’entraînement et les infrastructures, sans donner de détails concrets sur les mesures envisagées.
Un autre volet de cette stratégie concerne la formation. Sadi a souligné l’importance d’investir dans les centres de formation et les académies régionales. « Nous devons identifier et accompagner les jeunes dès leur plus jeune âge. La CAN des moins de 20 ans et les Jeux africains sont des étapes cruciales pour détecter les futurs internationaux », a-t-il précisé. La FAF prévoit également de renforcer les partenariats avec les clubs européens pour faciliter les stages et les essais des jeunes Algériens, tout en évitant les départs prématurés qui fragilisent les clubs locaux.
Sur le plan administratif, Sadi a annoncé une révision des contrats des entraîneurs et du staff technique de l’équipe nationale. « Nous allons privilégier la stabilité et la cohérence dans nos choix. Les résultats ne se construisent pas en changeant d’entraîneur tous les six mois », a-t-il déclaré. Cette approche vise à éviter les errements des dernières années, marqués par des changements fréquents à la tête des Verts. Le nom de Djamel Belmadi, actuellement en poste, n’a pas été mentionné, mais sa position semble consolidée pour les prochains mois, au moins jusqu’à la Coupe du monde 2026.
La question des finances a également été abordée. Sadi a reconnu les difficultés budgétaires de nombreux clubs algériens, mais a refusé de lier directement ces problèmes aux performances sportives. « La FAF ne peut pas tout régler seule. Nous travaillons avec le ministère de la Jeunesse et des Sports pour trouver des solutions durables », a-t-il expliqué. Parmi les pistes évoquées figurent des partenariats avec des sponsors locaux et une meilleure gestion des droits télévisuels, un dossier qui traîne depuis plusieurs années.
Enfin, Sadi a rappelé l’importance de la CAN 2025, organisée au Maroc, comme un test pour l’Algérie. « Cette compétition sera un baromètre. Nous devons montrer que nous sommes capables de rivaliser avec les meilleures équipes du continent », a-t-il affirmé. Les Verts, tenants du titre, visent une performance solide pour confirmer leur statut de favoris. Cependant, les défis logistiques et sécuritaires liés à la participation des supporters algériens au Maroc restent un sujet sensible, bien que les autorités des deux pays aient récemment multiplié les assurances pour apaiser les tensions.
Pour l’instant, aucune feuille de route détaillée n’a été rendue publique, mais les déclarations de Sadi laissent entrevoir une approche pragmatique, centrée sur la formation et la stabilité. Reste à savoir si ces intentions se traduiront par des actes concrets, notamment en matière d’investissements et de réformes structurelles. Les prochains mois seront décisifs pour évaluer la crédibilité de ce nouveau mandat à la tête de la FAF.