Le groupe public algérien Sonelgaz a officialisé la création de sa filiale « Sonelgaz internationale », marquant une étape dans la stratégie d’expansion de l’entreprise hors des frontières nationales. Selon aps.dz, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large d’internationalisation de l’économie algérienne, portée par des acteurs publics et privés.
Une filiale dédiée à l’export des compétences algériennes
Cette démarche s’aligne sur les orientations du gouvernement algérien, qui encourage les entreprises nationales à conquérir de nouveaux marchés. Sonelgaz, déjà présent dans des projets régionaux comme la centrale électrique de Hassi R’Mel ou les interconnexions avec la Tunisie et le Maroc, cherche ainsi à renforcer sa présence à l’international. La filiale pourrait cibler des pays africains, où la demande en infrastructures énergétiques est en forte croissance, ainsi que des marchés émergents en Asie et au Moyen-Orient.
Un levier pour diversifier l’économie nationale
Cette stratégie s’appuie sur des atouts concrets. Sonelgaz dispose d’une expérience solide dans la gestion de réseaux électriques complexes, avec une capacité installée de plus de 20 000 MW en Algérie. Le groupe a également mené des projets ambitieux, comme la construction de centrales à cycle combiné ou le développement des énergies renouvelables, avec un objectif de 15 000 MW d’ici 2030. Ces compétences pourraient séduire des pays en quête de partenaires fiables pour moderniser leurs infrastructures.
Des défis logistiques et concurrentiels
Un autre défi concerne la mobilisation des ressources humaines. L’exportation de l’expertise algérienne nécessitera la formation de cadres capables de travailler dans des environnements multiculturels et de négocier avec des partenaires étrangers. Sonelgaz devra aussi garantir la pérennité de ses équipes en Algérie, où les compétences techniques sont déjà sollicitées pour les projets nationaux.
Un signal pour les autres entreprises publiques
Pour l’Algérie, l’enjeu est double : d’une part, réduire la pression sur les finances publiques en diversifiant les sources de revenus ; d’autre part, renforcer l’image du pays comme un hub industriel et technologique en Afrique du Nord. Si Sonelgaz internationale parvient à concrétiser ses ambitions, elle pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération d’entreprises algériennes capables de rivaliser sur la scène internationale.