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**L’Algérie face à son miroir : entre ambitions et contradictions**
À travers ces fils rouges, trois dynamiques émergent avec une netteté particulière : l’Algérie comme terrain de jeu des puissances étrangères (Chine, Allemagne, France), la quête d’une autonomie stratégique (pharmacie, énergie, numérique) et l’urgence d’une refonte des modèles sociaux (jeunesse, santé, transport). Mais ces mouvements s’inscrivent dans un cadre plus large, celui d’un État qui, après des décennies de rente pétrolière, tente de diversifier son économie sans toujours en maîtriser les leviers.
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**1. L’économie algérienne : entre ouverture contrainte et souveraineté en trompe-l’œil**
À l’opposé, la Chine offre une alternative séduisante : zéro droit de douane sur le marché chinois, une promesse qui s’inscrit dans la stratégie de Pékin pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. Mais cette ouverture n’est pas désintéressée. Elle s’accompagne d’investissements massifs dans les infrastructures (ports, routes, zones économiques spéciales) qui, à terme, pourraient faire de l’Algérie un maillon de la Belt and Road Initiative – avec les risques de surendettement et de perte de souveraineté que cela implique.
Entre ces deux pôles, l’Algérie tente de jouer les équilibristes. Les pourparlers avec la Mauritanie pour un accord commercial privilégié sur 20 produits (dont probablement des denrées alimentaires et des matériaux de construction) révèlent une volonté de créer un bloc régional résilient. Mais cette stratégie se heurte à la faiblesse des infrastructures transsahariennes et à la concurrence des corridors maritimes contrôlés par les puissances occidentales.
**L’hydrogène vert : une révolution énergétique… sous condition**
Les levés topographiques pour la centrale éolienne d’El Haouaria (Tunisie, mais financée par l’Algérie) montrent que cette transition est aussi une question de souveraineté territoriale. Pourtant, sans maîtrise des technologies de stockage et de transport de l’hydrogène, l’Algérie risque de reproduire le schéma des hydrocarbures : exportatrice de matière première, importatrice de produits finis.
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**2. Santé et pharmacie : le paradoxe d’un système à deux vitesses**
Les pénuries de médicaments et de vaccins, récurrentes depuis des années, sont le symptôme d’un système dépendant des importations (70% des médicaments sont importés) et miné par l’informel. Le renforcement de l’éthique dans la chaîne du médicament, évoqué par les autorités, se heurte à des réalités structurelles : manque de transparence dans les appels d’offres, détournements, et absence de production locale compétitive.
**Santé mentale et numérique : l’Algérie face à ses démons**
Pourtant, le problème est plus profond. Les réseaux sociaux ne sont que le miroir grossissant d’une jeunesse algérienne en quête de repères, confrontée au chômage, à l’absence de perspectives et à un système éducatif en déliquescence. L’appel à encadrer l’usage des jeux vidéo chez les enfants, bien que nécessaire, masque mal l’absence de politiques publiques ambitieuses en matière de santé mentale.
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**3. Jeunesse et éducation : le grand gâchis algérien**
La suppression de l’extrait de rôle et du certificat de non-imposition pour les bourses universitaires est une avancée symbolique, mais elle ne résout pas le problème de fond : l’enseignement supérieur est déconnecté des besoins de l’économie. Les filières saturées (droit, sciences sociales) côtoient des secteurs en tension (informatique, énergies renouvelables) où les compétences manquent cruellement.
**La carte Edahabia : un outil de contrôle social ?**
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**4. Transport et sécurité routière : l’urgence d’un modèle durable**
La nouvelle mesure sur les grosses cylindrées et les poids lourds est un pas dans la bonne direction, mais elle reste insuffisante. L’Algérie a besoin d’une révolution des transports publics (tramways, trains régionaux) pour désengorger les routes et réduire la dépendance à la voiture individuelle. Or, les projets de tramway, bien que médiatisés, avancent lentement, faute de financements et de volonté politique.
**La gendarmerie en 2025 : une militarisation de la sécurité ?**
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**5. Médias et numérique : la 5G, entre modernité et surveillance**
L’appel à une coopération africaine pour une transformation numérique résiliente est louable, mais il se heurte à la réalité : l’Algérie n’a pas les moyens de ses ambitions. Sans investissements massifs dans la formation et la R&D, la 5G ne sera qu’un outil de plus pour les géants du numérique, pas un levier de développement.
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**6. Gastronomie et soft power : l’Algérie à la conquête des imaginaires**
Le Créponné d’Oran, classé parmi les desserts les plus savoureux du monde, est un autre exemple de ce patrimoine culinaire méconnu. Pourtant, l’Algérie peine à capitaliser sur ce soft power. Contrairement au Maroc ou à la Tunisie, elle n’a pas développé de stratégie touristique et gastronomique cohérente, faute d’investissements et de promotion à l’international.
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**7. Recherche médicale : entre épidémies et dépendance vaccinale**
L’Algérie dépend presque entièrement des laboratoires étrangers pour ses vaccins. Pourtant,