**Semaine du 10 au 17 juillet 2024 : tendances clés**
**1. Formalités administratives : un cadre plus strict pour les entreprises**
– Registre des bénéficiaires effectifs : Mise à jour en mai 2024. Les entreprises doivent désormais déclarer leurs actionnaires réels, avec une traçabilité accrue pour les structures complexes (holdings, filiales étrangères). Objectif : lutter contre le blanchiment et les montages opaques.
– Rapport semestriel obligatoire pour les entreprises de production. Le formulaire, disponible depuis juillet 2024, impose un détail des activités, des effectifs et des investissements. Non-respect passible de sanctions (suspension du registre, amendes).
– TVA et échanges hors UE : La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris rappelle que les exportations algériennes vers des pays non-européens sont soumises à des règles spécifiques. Exemple : les biens échangés avec la Turquie ou la Chine doivent respecter les accords bilatéraux en vigueur. Un simulateur de déductibilité pour les cadeaux clients (seuil fixé à 73 € en 2026) sera déployé d’ici fin 2024.
Impact pour les SARL : Les petites structures doivent anticiper ces coûts de conformité. Les cabinets comptables signalent une hausse de 20 % des demandes d’accompagnement depuis juin 2024.
**2. Exportations : l’Algérie mise sur les hydrocarbures et les secteurs émergents**
– Nouvelles règles de rapatriement des devises : La Banque d’Algérie impose aux exportateurs de rapatrier 100 % des recettes en devises dans un délai de 90 jours (contre 180 jours auparavant). Mesure applicable depuis juin 2024. Les entreprises en infraction s’exposent à des pénalités (blocage des comptes, retrait de licence).
– Secteurs prioritaires : Agroalimentaire (dattes, huile d’olive), pharmaceutique et textile. En 2023, les exportations hors hydrocarbures ont atteint 5,2 milliards de dollars (contre 3,8 milliards en 2022), selon les Douanes algériennes.
Opportunités :
– Les startups spécialisées dans la logistique (dédouanement, transport) voient leur activité augmenter. Exemple : Yassir et TemTem développent des solutions pour les PME exportatrices.
– Les entreprises françaises en Algérie signalent des retards dans les transactions commerciales depuis la suspension verbale des relations en juin 2024. Les contrats en cours sont maintenus, mais les nouveaux projets sont gelés.
**3. Startups et innovation : un écosystème en structuration**
– Ouverture des douanes aux startups : Le général-major Abdelhafid Bakhouche (DG des Douanes) a annoncé en juillet 2024 des procédures simplifiées pour les jeunes entreprises. Objectif : réduire les délais de dédouanement de 40 % pour les startups certifiées.
– Numérisation des ordres de bourse : La Bourse d’Alger lance un système électronique pour les transactions, avec une phase test prévue en septembre 2024. Les startups financières (fintech) pourraient en bénéficier.
– Appel à la diaspora : Le ministre de l’Économie, Samir Ouadah, a souligné le rôle des compétences algériennes à l’étranger dans le développement des solutions locales. Exemple : des incubateurs comme Algeria Venture ciblent les porteurs de projets expatriés.
Financements :
– La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 100 millions d’euros pour Gotion Power Morocco (usine de batteries en phosphate de fer lithié). Bien que situé au Maroc, ce projet pourrait inspirer des investissements similaires en Algérie, où le secteur des énergies renouvelables est en croissance (+15 % d’investissements en 2023).
**4. Emploi et formation : des partenariats ciblés**
– Partenariat avec le Burundi : Formation de 150 000 jeunes dans les métiers du numérique et de l’agriculture. Programme financé par l’Union africaine, avec une première phase lancée en 2024.
– Mobilité Tunisie-Europe : Un accord bilatéral facilite les échanges de main-d’œuvre qualifiée entre la Tunisie et l’UE. L’Algérie pourrait s’en inspirer pour ses propres accords (ex : secteur médical, BTP).
Secteur privé :
– Les ONG internationales recrutent activement en Algérie. Exemples :
– Norwegian Refugee Council (NRC) : 2 postes ouverts en juillet 2024 (logistique, coordination).
– CNFA (ONG américaine) : 2 postes en novembre 2024 (agriculture, développement rural).
**5. PME et mentorat : des programmes adaptés aux entrepreneurs**
– Founder Institute (Silicon Valley) lance un programme au Maroc, mais des acteurs locaux proposent des alternatives. Exemple : IJNet (International Journalists’ Network) forme des entrepreneurs des médias en arabe depuis 2023.
– Centre de mentorat : Nouvelle promotion en juillet 2024, avec un focus sur les startups tech et les entreprises sociales.
Défis :
– Les PME algériennes peinent à accéder aux financements. Le taux de rejet des demandes de crédit bancaire s’élève à 65 % en 2024 (source : Banque d’Algérie), contre 58 % en 2023.
**6. Santé et partenariats internationaux**
– Partenariat CNAS-CHU de Bruxelles : Échange d’expertise en cardiologie et oncologie. Objectif : réduire les évacuations sanitaires (coût moyen : 30 000 € par patient en 2023).
– Convention entre l’hôpital de Draa Ben Khedda et la clinique Mohamed-Abderrahmani : Mutualisation des ressources pour les urgences pédiatriques.
Impact économique :
– Les cliniques privées algériennes recrutent des médecins étrangers (notamment tunisiens et égyptiens). Salaire moyen : 2 500 €/mois pour un spécialiste, contre 1 200 € dans le public.
**Bilan de la semaine**
**À retenir pour les entrepreneurs**
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