Revue de presse : Business plan Algérie, CNRC Algérie, Création d’entr

Formations et stratégies sectorielles

Le marché des services portuaires maritimes fait l’objet d’un rapport du ministère des Transports, soulignant une croissance de 8 % du trafic conteneurisé en 2023 (1,2 million d’EVP, équivalent vingt pieds). Les ports d’Alger, Oran et Béjaïa concentrent 72 % de l’activité. Le rapport recommande une libéralisation partielle des services de manutention pour attirer des opérateurs privés, avec un appel d’offres prévu en 2025.

Simplification juridique et protection des entreprises

Pour les EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), un décret publié au Journal officiel n°32 du 10 mai 2024 précise que le décès de l’associé unique n’entraîne plus la dissolution automatique de la société. Les héritiers disposent d’un délai de 6 mois pour régulariser la situation, contre 3 mois auparavant. Cette mesure vise à sécuriser les transmissions d’entreprises familiales, qui représentent 65 % des EURL en Algérie (source : CNRC).

L’École supérieure des sciences de l’alimentation et des industries agroalimentaires (ESSAIA) a ouvert ses portes à Alger, avec une capacité de 500 étudiants par an. Elle forme aux normes ISO 22000 et HACCP, en partenariat avec l’Institut national de la normalisation (IANOR). Coût de la formation : 120 000 DZD/an pour les filières longues (ingénierie), 60 000 DZD pour les techniciens.

Télécoms et concurrence : un secteur sous tension

Au Maroc, Maroc Telecom (actionnaire à 53 % de Mauritel en Mauritanie) perd des parts de marché face à Inwi et Orange, avec une baisse de 3 points en 2023. Cette dynamique contraste avec l’Algérie, où la consolidation du marché limite l’entrée de nouveaux acteurs. L’ARPCE prépare un cadre pour les opérateurs virtuels (MVNO), sans date annoncée.

Investissements étrangers et transferts de fonds

L’Agence de promotion, de soutien et de suivi des investissements (APPI) a annoncé l’octroi de 2 500 hectares de foncier industriel en 2024, contre 1 800 en 2023. Les wilayas prioritaires sont Sétif, Constantine et Annaba, avec des zones dédiées aux industries pharmaceutiques et aux énergies renouvelables. Coût moyen du m² : 2 500 DZD en zone franche, 1 200 DZD en zone industrielle classique.

Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint 1,2 milliard USD en 2023, en hausse de 18 % sur un an (source : Banque d’Algérie). Les secteurs attractifs sont l’agroalimentaire (32 % des IDE), les énergies (25 %) et les technologies (15 %). La Chine et la Turquie restent les premiers investisseurs, avec respectivement 28 % et 22 % des flux.

Exportations hors-hydrocarbures et soutien aux PME

L’Algérie a exporté 245 000 tonnes d’urée vers l’Inde entre janvier et mars 2024, pour une valeur de 110 millions USD. Ce marché représente 40 % des exportations algériennes d’engrais, devant le Brésil (30 %) et la Turquie (20 %). Les producteurs locaux (Asmidal, Fertial) bénéficient d’un prix garanti de 380 USD/tonne, fixé par l’État.

Pour les micro-entreprises, l’Angola et l’Espagne ont lancé une ligne de financement de 50 millions EUR via la Banque africaine de développement (BAD), destinée aux MPME africaines. Les entreprises algériennes peuvent y accéder via des partenariats avec des banques locales (BNA, BADR). Taux d’intérêt : 5 % sur 5 ans, avec un différé de 2 ans.

Financement et gouvernance du commerce extérieur

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a reçu le président de la Chambre de commerce et d’industrie Suisse-Algérie pour discuter des échanges bilatéraux. Le volume des échanges a atteint 1,8 milliard USD en 2023, en hausse de 12 % sur un an. Les exportations algériennes vers la Suisse sont dominées par les produits pétroliers (70 %) et les engrais (20 %). Un accord de double imposition est en négociation pour 2025.

La gouvernance du commerce extérieur est modernisée avec la création d’une plateforme numérique unique pour les formalités douanières, prévue pour fin 2024. Objectif : réduire les délais de dédouanement de 7 à 3 jours pour les entreprises certifiées « Opérateur économique agréé » (OEA).

Bilan de la semaine

À retenir pour les entrepreneurs
Les délais de création d’entreprise passent à 7 jours pour les dossiers complets. Les exportateurs bénéficient de crédits à taux réduit (2-3 %) et d’une ligne maritime dédiée vers l’Afrique de l’Ouest. Les investisseurs de la diaspora peuvent transférer jusqu’à 10 millions EUR/an sous conditions. Les terres Soulaliyates sont désormais exploitables pour des projets industriels.

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