La Première ministre italienne Giorgia Meloni a réaffirmé, lors d’une déclaration récente, le rôle stratégique de l’Algérie dans la politique énergétique et économique de son pays. Selon El Khabar, cette prise de position s’inscrit dans un contexte où l’Italie cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz et à renforcer ses alliances en Méditerranée.
L’Algérie, premier fournisseur de gaz de l’Italie en 2025, a vu ses exportations vers la péninsule augmenter de manière significative ces dernières années. Les deux pays ont signé en 2022 un accord historique pour une livraison supplémentaire de 9 milliards de mètres cubes de gaz par an, consolidant ainsi leur coopération énergétique. Meloni a souligné que cet accord n’était qu’un début, évoquant des projets communs dans les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.
Une relation énergétique en expansion
Meloni a également insisté sur la stabilité politique de l’Algérie, un facteur clé pour les investisseurs italiens. Plusieurs entreprises, comme Eni et Saipem, sont déjà présentes dans le pays, notamment dans l’exploration offshore et les projets d’énergies renouvelables. Ces partenariats pourraient s’élargir à d’autres secteurs, comme l’agriculture ou les technologies vertes.
Des enjeux géopolitiques et économiques
Pour l’Algérie, cette reconnaissance italienne représente une opportunité de diversifier ses partenariats économiques. Le pays cherche à réduire sa dépendance aux hydrocarbures en développant des industries locales et en attirant des investissements étrangers. Les projets d’hydrogène vert, soutenus par l’Union européenne, pourraient ainsi bénéficier d’un soutien italien, notamment en matière de financement et de transfert de technologies.
Défis et opportunités pour l’Algérie
Cependant, la position de Meloni confirme que l’Algérie reste un partenaire privilégié. Son engagement à long terme pourrait inciter d’autres pays européens à renforcer leurs liens avec Alger. Pour l’Algérie, cela signifie une opportunité de consolider son rôle de hub énergétique en Afrique du Nord, tout en accélérant sa propre transition vers une économie moins dépendante des énergies fossiles.
Selon El Khabar, cette dynamique pourrait également influencer les négociations en cours avec l’Union européenne sur un partenariat stratégique global, incluant des volets énergétiques, économiques et sécuritaires. L’Algérie, forte de cette reconnaissance italienne, pourrait ainsi peser davantage dans les discussions européennes.