Le Conseil des ministres algérien, réuni mercredi 14 août 2024 sous la présidence du président Abdelmadjid Tebboune, a adopté une série de mesures visant à renforcer la filière solaire en Algérie, avec un accent particulier sur la formation et l’emploi. Selon Maliweb, ces décisions s’inscrivent dans la continuité de la stratégie nationale de transition énergétique, tout en répondant aux besoins croissants du marché local et aux opportunités d’exportation.
Un plan de formation ciblé pour les métiers du solaire
Les filières concernées incluent l’installation et la maintenance de panneaux photovoltaïques, la gestion de centrales solaires, ainsi que les métiers liés à l’efficacité énergétique. Ces formations s’adresseront aussi bien aux jeunes diplômés qu’aux travailleurs en reconversion professionnelle, avec une attention particulière portée aux régions du Sud, où les potentialités solaires sont les plus importantes.
Création d’emplois et relance industrielle
Le Conseil des ministres a souligné l’importance de ces initiatives pour réduire le chômage, en particulier chez les jeunes, tout en diversifiant l’économie nationale. Le solaire représente un secteur porteur, avec un potentiel d’exportation vers les marchés africains et européens, où la demande en énergies propres ne cesse de croître. L’Algérie, qui dispose d’un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, pourrait ainsi devenir un acteur clé dans la production d’électricité solaire à l’échelle régionale.
Renforcement des partenariats et transferts de technologie
Par ailleurs, le Conseil des ministres a insisté sur la nécessité de développer une industrie locale de production de panneaux photovoltaïques et d’équipements solaires. Cette approche vise à réduire la dépendance aux importations et à créer une chaîne de valeur intégrée, depuis la fabrication jusqu’à l’installation et la maintenance des systèmes solaires.
Enjeux économiques et environnementaux
Sur le plan environnemental, le déploiement massif des énergies renouvelables permettrait à l’Algérie de réduire ses émissions de CO2 et de respecter ses engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique. Le pays s’est fixé pour objectif de produire 15 000 mégawatts d’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2035, dont une grande partie proviendra du solaire.
Défis à relever
Enfin, la question de l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique national doit être résolue. L’Algérie dispose d’un réseau vieillissant, qui nécessite des mises à niveau pour absorber la production intermittente des centrales solaires. Des solutions de stockage d’énergie, comme les batteries, devront également être développées pour garantir une alimentation stable et continue.
Les mesures annoncées par le Conseil des ministres marquent une étape importante dans la stratégie algérienne de développement des énergies renouvelables. En misant sur la formation, l’emploi et les partenariats internationaux, l’Algérie cherche à positionner le solaire comme un pilier de son économie future. Reste à voir comment ces décisions seront mises en œuvre sur le terrain, et si elles parviendront à surmonter les obstacles techniques et financiers qui persistent.