Le Centre de Développement des Énergies Renouvelables (CDER) a récemment enrichi la nomenclature nationale de la formation professionnelle de douze nouvelles spécialités dédiées aux métiers de l’environnement et des énergies renouvelables. Selon le CDER, cette mise à jour vise à répondre aux besoins croissants du marché algérien en compétences techniques adaptées à la transition écologique, tout en alignant l’offre de formation sur les objectifs du Plan National Climat 2030. Pour les entrepreneurs et créateurs d’entreprise, cette évolution ouvre des opportunités concrètes dans des secteurs jusqu’ici peu exploités, mais en forte demande.
Des métiers ciblés pour un marché en expansion
Ces métiers correspondent à des besoins identifiés par le ministère de l’Environnement et des Énergies Renouvelables, qui estime que le secteur des énergies propres pourrait créer entre 50 000 et 70 000 emplois d’ici 2030. Pour les micro-entreprises, cela signifie un accès facilité à une main-d’œuvre qualifiée, un atout pour se positionner sur des marchés publics ou privés en pleine croissance. Par exemple, les appels d’offres pour l’équipement de bâtiments publics en panneaux solaires se multiplient, avec un budget annuel dépassant les 20 milliards de dinars depuis 2023.
Un signal pour les investisseurs et la diaspora
Un entrepreneur basé à Oran, spécialisé dans l’installation de chauffe-eau solaires, témoigne : « Avant, il fallait former nous-mêmes nos techniciens, ce qui coûtait cher et prenait du temps. Aujourd’hui, avec ces nouvelles formations, nous pouvons recruter des profils déjà opérationnels, ce qui réduit nos coûts de 30 %. »
Des défis à anticiper pour les micro-entreprises
Autre enjeu : la qualité de la formation. Le CDER insiste sur la nécessité de renforcer les partenariats entre centres de formation et entreprises pour garantir des programmes adaptés aux réalités du terrain. « Une formation théorique ne suffit pas. Il faut des stages en entreprise, des équipements modernes et des formateurs formés aux dernières technologies », explique un responsable du ministère de la Formation Professionnelle.
Un écosystème en construction
La diaspora algérienne, souvent perçue comme un levier pour l’innovation, pourrait jouer un rôle clé. Plusieurs initiatives, comme le programme « Retour des Compétences » lancé par l’Agence Nationale de Développement de l’Investissement (ANDI), encouragent les Algériens de l’étranger à investir dans des projets durables. « Nous avons besoin de leur expertise, surtout dans les technologies de pointe comme le stockage d’énergie ou l’hydrogène vert », souligne un cadre du CDER.
À retenir pour les entrepreneurs
L’ajout de douze spécialités environnementales à la nomenclature de la formation professionnelle ouvre des opportunités dans des secteurs en croissance, comme les énergies renouvelables ou la gestion des déchets. Pour en tirer profit, les micro-entreprises doivent anticiper la concurrence, se rapprocher des centres de formation pour recruter des profils qualifiés, et explorer les dispositifs de financement publics. La diaspora peut aussi y voir une porte d’entrée pour des projets innovants, à condition de bien s’informer sur les partenariats locaux.
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