Pourquoi l’Europe court après Alger
Le commissaire européen à l’Énergie et au Logement, Dan Jørgensen, s’est rendu à Alger pour accélérer les discussions. Son déplacement s’inscrit dans une dynamique déjà visible depuis des mois : l’Algérie redevient un partenaire incontournable. Pour Bruxelles, Rome et Madrid, le choix est simple. Le Qatar a réduit ses exportations, la Russie maintient une pression sur ses livraisons, et les autres fournisseurs peinent à combler le vide. L’Algérie, elle, dispose encore de réserves et d’une infrastructure gazière opérationnelle.
Un marché qui pèse sur les prix et les contrats
Côté contrats, les entreprises algériennes spécialisées dans l’énergie ou les énergies renouvelables ont une carte à jouer. Les discussions entre Sonatrach et les géants européens (comme Enel ou Engie) pourraient déboucher sur des partenariats accélérés. Les appels d’offres pour des projets de dessalement d’eau ou de cogénération, liés à l’exploitation gazière, devraient se multiplier.
La diaspora algérienne : un levier sous-exploité
Cependant, un obstacle persiste : le manque de visibilité sur les appels d’offres algéro-européens. Contrairement à d’autres pays comme le Maroc, l’Algérie ne publie pas systématiquement ses opportunités d’affaires sur des plateformes accessibles à la diaspora. Une faille à combler pour éviter que les entreprises locales ne soient devancées par des concurrents étrangers.
À retenir pour les entrepreneurs
Sources
algeriepatriotique.com
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