L’Algérie célèbre une année culturelle et touristique record

L’année 2025 a marqué un tournant pour le secteur culturel et touristique en Algérie, avec une dynamique inédite portée par des initiatives locales et nationales. Selon L’Algérie Aujourd’hui, cette période a été rythmée par des événements fédérateurs, une fréquentation accrue des sites historiques et une valorisation renforcée du patrimoine immatériel. Un bilan qui reflète à la fois l’engouement des Algériens pour leur culture et l’attractivité croissante du pays auprès des visiteurs étrangers.

Une programmation culturelle diversifiée

Autre temps fort : le Festival du cinéma africain d’Alger, qui a mis en lumière des réalisateurs émergents du continent. La projection de La Nuit des rois du Burkinabè Philippe Lacôte, primé à Venise, a suscité des débats animés sur les enjeux du 7e art en Afrique. Ces manifestations, souvent gratuites ou à tarifs accessibles, ont permis de démocratiser l’accès à la culture, notamment pour les jeunes publics.

Les sites touristiques en pleine effervescence

Dans le Sud, le désert du Tassili n’Ajjer a également connu un regain d’intérêt. Les agences de voyage ont multiplié les offres de trekking et de séjours chez l’habitant, permettant aux touristes de découvrir les peintures rupestres et les paysages lunaires de la région. « Nous avons enregistré une augmentation de 40 % des réservations par rapport à 2024 », confie un responsable de l’Office national du tourisme algérien (ONTA). Cette tendance s’explique en partie par la simplification des procédures de visa pour les ressortissants européens et arabes, ainsi que par la mise en service de nouvelles liaisons aériennes directes vers Djanet et Tamanrasset.

Le patrimoine immatériel à l’honneur

La gastronomie algérienne a également été mise en valeur, avec l’organisation de la première édition du Salon international des saveurs d’Algérie à Oran. Plus de 150 exposants ont présenté des produits du terroir, des recettes ancestrales et des innovations culinaires. Le salon a attiré des chefs étrangers, comme le Français Yannick Alléno, qui a salué « la richesse et la complexité des saveurs algériennes ». Cette reconnaissance internationale ouvre des perspectives pour le développement de l’agrotourisme, notamment dans les régions de Kabylie et des Aurès.

Des défis à relever

La question de la préservation des sites archéologiques est également préoccupante. À Tipasa, les ruines romaines subissent les effets de l’érosion et de la pression urbaine. Des experts appellent à une meilleure coordination entre les ministères de la Culture et de l’Environnement pour mettre en place des plans de sauvegarde durables.

Une dynamique à consolider

Les prochains mois s’annoncent décisifs, avec l’organisation de nouveaux événements, comme le Festival international de la bande dessinée d’Alger en mars 2026, et le lancement de projets de réhabilitation de sites historiques. Si ces initiatives se concrétisent, l’Algérie pourrait bien confirmer sa place sur la carte mondiale du tourisme culturel.

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