Barrages algériens atteignent 9 milliards de m³ en 2025

L’Algérie a franchi une étape significative dans la gestion de ses ressources hydriques. Selon El Watan, les capacités de stockage des barrages du pays ont atteint près de 9 milliards de mètres cubes en 2025. Ce volume, confirmé par les autorités compétentes, marque une progression notable dans un contexte régional marqué par le stress hydrique.

Un réseau de barrages en expansion

Les données officielles indiquent que les précipitations enregistrées durant l’hiver 2024-2025 ont permis de remplir partiellement ces réservoirs. Toutefois, les responsables soulignent que ces apports restent insuffisants pour couvrir les besoins croissants, estimés à plus de 12 milliards de mètres cubes par an.

L’irrigation agricole en première ligne

Pour pallier cette situation, le gouvernement a lancé plusieurs projets d’irrigation localisée, notamment dans les Hauts Plateaux. Ces systèmes, moins gourmands en eau que les méthodes traditionnelles, sont progressivement déployés dans les exploitations agricoles. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a également encouragé l’adoption de variétés de cultures résistantes à la sécheresse, comme l’orge ou certaines légumineuses.

Des défis persistants

Le ministre des Ressources en eau, Taha Derbal, a récemment annoncé un plan de modernisation des infrastructures hydrauliques. Ce programme, doté d’un budget de plusieurs milliards de dinars, prévoit la réhabilitation des barrages existants et la construction de nouvelles stations de dessalement d’eau de mer, notamment à Oran et Alger.

Une gestion intégrée des ressources

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance aux précipitations et à diversifier les sources d’approvisionnement. Les autorités envisagent aussi de renforcer la coopération régionale, notamment avec la Tunisie et le Maroc, pour échanger des bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.

Un enjeu national

Pour les agriculteurs, comme ceux de la wilaya de Tiaret, ces efforts sont cruciaux. « Sans eau, pas de récolte. Et sans récolte, pas de vie », résume un céréaliculteur interrogé par El Moudjahid. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité des politiques mises en place et leur impact sur le terrain.

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