Cette semaine, le nom de Djamel Belmadi, ancien sélectionneur de l’équipe nationale algérienne, a refait surface dans les médias sportifs internationaux. Selon Ouest-France, le Qatar envisagerait de le recruter pour succéder à Christophe Galtier à la tête de sa sélection. Une information qui relance les spéculations sur l’avenir du technicien algérien, déjà courtisé par plusieurs clubs et fédérations après son départ de la Fédération Algérienne de Football (FAF) en 2024.
Belmadi, architecte du sacre algérien à la CAN 2019 et d’une campagne qualificative pour la Coupe du Monde 2022 marquée par une invincibilité de 34 matchs, reste une figure majeure du football africain. Son passage à la tête des Fennecs a été marqué par des résultats historiques, comme la victoire en finale de la CAN contre le Sénégal (1-0) et une qualification pour les huitièmes de finale du Mondial 2014, une première pour l’Algérie. Pourtant, son départ en 2024, après l’élimination prématurée des Verts à la CAN 2024, avait laissé un goût d’inachevé.
Le Qatar en quête d’un nouveau souffle
Djamel Belmadi, qui maîtrise l’arabe et connaît bien le football asiatique pour avoir entraîné le club saoudien d’Al-Shabab entre 2010 et 2012, apparaît comme un profil idéal. Son expérience en Europe (avec le club français de Valenciennes) et son approche tactique moderne pourraient séduire les dirigeants qatariens. Ouest-France précise que des contacts préliminaires auraient déjà eu lieu, bien que ni la FAF ni Belmadi n’aient confirmé ces informations.
L’Algérie face à un dilemme
Ensuite, la perspective de voir Belmadi entraîner une équipe rivale, surtout dans une compétition comme la Coupe du Monde ou la Coupe d’Asie, pourrait compliquer les ambitions algériennes. Le Qatar et l’Algérie se sont déjà affrontés en amical en 2021 (victoire 1-0 des Fennecs), et une éventuelle confrontation en phase finale d’un tournoi majeur n’est pas à exclure.
Belmadi, un technicien toujours courtisé
Le Qatar, qui dispose de moyens financiers importants, pourrait offrir à Belmadi un contrat attractif. La sélection qatarienne, composée en grande partie de joueurs naturalisés, cherche à se structurer autour d’un entraîneur capable de fédérer un groupe et de développer un jeu offensif. Belmadi, qui a su tirer le meilleur de joueurs comme Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer ou Youcef Belaïli, correspond à ce profil.
Réactions en Algérie
La Fédération Algérienne de Football n’a pas réagi officiellement à ces rumeurs. Cependant, des sources proches de la FAF indiquent que le président Charaf-Eddine Amara suit de près l’évolution de la situation. Une éventuelle nomination de Belmadi au Qatar pourrait relancer les discussions sur la stratégie à long terme de l’équipe nationale algérienne, notamment en vue des qualifications pour la CAN 2025 et la Coupe du Monde 2026.
Un choix qui engage l’avenir
Pour l’Algérie, cette situation rappelle l’importance de stabiliser le poste de sélectionneur. Vladimir Petković, malgré ses qualités, n’a pas encore convaincu. Une éventuelle nomination de Belmadi au Qatar pourrait accélérer les réflexions sur l’avenir des Fennecs, à moins d’un an des éliminatoires de la CAN 2025.
En attendant une confirmation officielle, les spéculations continuent. Une chose est sûre : Djamel Belmadi reste l’un des entraîneurs africains les plus demandés, et son choix aura des répercussions bien au-delà des frontières algériennes.