Le Groupe de la Banque mondiale a publié récemment un rapport intitulé Rapport de suivi de la situation économique : Comment prioriser les réformes pour améliorer le climat des affaires — Hiver 2025. Ce document met en lumière les défis structurels du marché du travail algérien et propose une série de mesures pour dynamiser l’économie nationale. Selon l’institution, l’Algérie doit accélérer ses réformes pour attirer les investissements et réduire le chômage, notamment chez les jeunes.
Un marché du travail en tension
L’institution note également que le secteur informel représente une part significative de l’emploi, estimée à plus de 40 % de la population active. Ce phénomène, bien que permettant une certaine résilience économique, limite la protection sociale des travailleurs et freine la productivité globale.
Les réformes prioritaires selon la Banque mondiale
Le deuxième axe porte sur la flexibilisation du marché du travail. La Banque mondiale recommande une refonte du Code du travail pour faciliter l’embauche et le licenciement, tout en garantissant des protections sociales adaptées. Elle propose également d’encourager les contrats à durée indéterminée (CDI) en réduisant les charges fiscales pour les employeurs.
Enfin, le troisième axe vise à renforcer la formation professionnelle. Le rapport insiste sur la nécessité de mieux aligner les programmes éducatifs avec les besoins du marché. Il suggère notamment de développer des partenariats entre les universités, les centres de formation et les entreprises pour répondre aux compétences recherchées dans des secteurs comme les technologies de l’information, les énergies renouvelables et l’agroalimentaire.
L’enjeu de la diversification économique
Cependant, ces secteurs peinent à décoller en raison d’un manque d’investissements privés et d’un accès limité au financement. Le rapport préconise des incitations fiscales pour les entreprises locales et étrangères, ainsi qu’une amélioration de l’accès au crédit pour les PME. Il souligne également l’importance de moderniser les infrastructures logistiques pour faciliter les échanges commerciaux.
Des recommandations qui divisent
Du côté du gouvernement, les autorités ont récemment annoncé des mesures pour stimuler l’investissement, comme la création de zones économiques spéciales et la réduction des formalités administratives. Cependant, leur mise en œuvre reste lente, selon les observateurs.
Un appel à l’action
Pour les analystes, le défi est double : attirer les investisseurs tout en protégeant les travailleurs. Une équation complexe, mais nécessaire pour assurer une croissance durable et inclusive.