Un héritage stratégique oublié des entrepreneurs algériens
Pour les créateurs d’entreprise, cette histoire rappelle que les partenariats internationaux ne se limitent pas aux contrats ponctuels. La Chine a été un allié de poids lors de la lutte pour la souveraineté, mais aussi un partenaire commercial de premier plan depuis les années 1960. En 2024, les échanges bilatéraux ont atteint 12 milliards de dollars, avec une hausse annuelle moyenne de 10 %. Un atout pour les PME algériennes qui cherchent à exporter, mais aussi pour celles qui importent des matières premières ou des technologies.
Le problème ? Beaucoup d’entrepreneurs algériens ignorent encore les mécanismes concrets de ces échanges. Par exemple, les zones économiques spéciales (ZES) en Algérie, comme celle d’Oran, bénéficient indirectement de ce partenariat via des investissements chinois dans les infrastructures portuaires. Une opportunité sous-exploitée pour les startups locales qui pourraient collaborer avec des entreprises chinoises sur des projets d’innovation.
Les secteurs où la Chine change la donne pour les entrepreneurs
1. L’énergie : un levier pour les PME innovantes
Exemple : une PME spécialisée dans les équipements de mesure pour les gazoducs pourrait trouver des débouchés en collaborant avec des sociétés chinoises comme CNPC ou Sinopec, déjà actives en Algérie. Le hic ? Les procédures administratives restent lourdes, et peu d’entrepreneurs connaissent les canaux pour y accéder.
2. Les technologies : un marché porteur pour les startups
En 2023, le fonds China-Africa Development Fund a investi 500 millions de dollars dans des projets technologiques en Algérie. Une aubaine pour les entrepreneurs qui savent se positionner, mais encore peu exploité faute de visibilité.
3. L’agroalimentaire : un secteur en pleine mutation
Une coopérative de dattes dans le Sud pourrait doubler son chiffre d’affaires en ciblant le marché chinois, à condition de s’adapter aux exigences locales (emballage, traçabilité). Pourtant, seulement 10 % des exportateurs algériens exploitent ce créneau à plein.
La diaspora algérienne : un pont sous-utilisé entre les deux économies
Pour les entrepreneurs restés en Algérie, cela représente une opportunité :
– Réseaux d’affaires : un Algérien installé à Shanghai peut aider une PME algérienne à négocier avec des fournisseurs chinois.
– Financement participatif : des diasporiques investissent dans des projets locaux, notamment via des plateformes comme Wamda ou Startsum.
Pourtant, ce potentiel reste sous-exploité. Peu de structures accompagnent les entrepreneurs algériens pour capitaliser sur ces liens. Les chambres de commerce locales pourraient jouer un rôle en organisant des rencontres entre diaspora et chefs d’entreprise.
À retenir pour les entrepreneurs
Les opportunités existent, mais elles demandent une veille active et une stratégie adaptée.
Sources
La patrie news
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