L’éditorial récent de la revue militaire El-Djeïch révèle une stratégie claire : l’Algérie mise sur son leadership continental pour contrer les tensions géopolitiques. Pour les entrepreneurs algériens et la diaspora, cette posture ouvre des leviers économiques inédits, mais aussi des défis logistiques et sécuritaires à anticiper.
Un positionnement diplomatique qui redessine les alliances africaines
Pour les entrepreneurs, cette stabilité diplomatique se traduit par des opportunités concrètes. Les visites régulières de chefs d’État africains à Alger (comme celles du président ivoirien ou du président tchadien en 2025) accélèrent les partenariats. Les secteurs porteurs – énergie, agroalimentaire, numérique – bénéficient déjà de cette dynamique. Par exemple, les accords signés lors du dernier sommet de l’Union africaine (UA) ont facilité l’export des produits algériens vers le Nigeria et l’Afrique du Sud, avec des tarifs douaniers réduits de 15 à 20%.
Des projets structurants qui boostent l’économie locale
Pour la diaspora, ces initiatives créent des niches commerciales. Les Algériens établis en France ou en Belgique peuvent investir dans les zones économiques spéciales (ZES) algériennes, bénéficiaires de subventions à hauteur de 30% des coûts de création. Les secteurs prioritaires – textile, pharmacie, technologies vertes – offrent des débouchés immédiats. Cependant, les délais administratifs restent un frein : un entrepreneur marocain a mis 9 mois à obtenir son agrément pour une usine dans la ZES de Béjaïa, contre 4 mois pour un homologue tunisien.
Un leadership qui impose des garde-fous pour les affaires
Autre défi : la sécurité. Les tensions persistantes au Sahel (notamment au Mali et au Burkina Faso) perturbent les chaînes d’approvisionnement. Les exportateurs vers le nord du continent subissent des surcoûts de 25 à 35% en assurances. Pourtant, les opportunités l’emportent. Les appels d’offres lancés par l’UA pour des projets d’énergies renouvelables (solaire, éolien) représentent un marché de 12 milliards de dollars d’ici 2030, selon les estimations de la Banque africaine de développement.
À retenir pour les entrepreneurs
Les entrepreneurs algériens et la diaspora peuvent capitaliser sur les corridors économiques algéro-africains, mais doivent maîtriser les procédures locales et les risques géopolitiques. Les secteurs porteurs – agroalimentaire, énergie, numérique – offrent des marges élevées, à condition de s’appuyer sur les réseaux diplomatiques algériens pour accélérer les démarches.
Sources
jeune-independant.net
Sources
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