Contexte général
La semaine a été marquée par des initiatives ciblant l’industrie lourde, l’accès au financement alternatif et l’évolution des dispositifs réglementaires pour les PME. Les partenariats sino-algériens se renforcent dans la sidérurgie bas carbone, tandis que les dispositifs de financement (capital-risque, crowdfunding) voient leur cadre se préciser. Plusieurs textes fiscaux et déclarations officielles impactent directement les entrepreneurs locaux et la diaspora.
Coopérations industrielles et investissements directs
Parallèlement, l’Alliance pour les Zones spéciales de transformation agro-industrielle (soutenue par la Banque africaine de développement) a accueilli deux nouveaux membres : le Fonds OPEP et le groupe mauricien TDB. Ce dispositif, lancé en 2022, a déjà attiré 1,2 milliard de dollars d’IDE dans 15 pays africains, avec un focus sur les chaînes de valeur agricoles. En Algérie, deux zones pilotes (à Sétif et Skikda) sont en cours de finalisation, avec des infrastructures clés en main pour les investisseurs étrangers.
Chiffre clé : Les IDE vers le Maroc ont atteint 12,4 milliards de dollars en 2025 (source : Hespress), soit une hausse de 91 % par rapport à 2023, un niveau que l’Algérie tente d’égaler via des incitations similaires.
Financement des PME : diversification des outils
Le crowdfunding progresse également. Un nouveau texte réglementaire, attendu pour septembre 2024, encadrera les plateformes locales, avec un plafond de 50 millions de dinars par projet. Actuellement, 12 plateformes sont actives (dont Yomken.com et Aflamni), mais leur volume total n’a pas dépassé 300 millions de dinars en 2023.
Contexte réglementaire : La LF 2026 introduit un avantage fiscal pour l’automobile (réduction de 15 % de l’IS pour les usines intégrées), mais Moez Belkhiria (PDG de Sonelgaz) a alerté sur un déséquilibre concurrentiel, les importateurs non intégrés étant exclus de cet avantage.
Fiscalité et obligations déclaratives : ce qui change
Données :
– Le nombre de déclarations d’IS non résidents a augmenté de 22 % en 2023 (passant de 1 200 à 1 460).
– Les freelances algériens à l’étranger ont rapatrié 180 millions de dollars via des comptes non-résidents en 2023 (source : Banque d’Algérie).
E-commerce et métiers en tension : tendances 2026
Côté recrutement, la liste des métiers en tension 2026 (publiée par le ministère du Travail) identifie 18 secteurs critiques, dont :
– Informatique : Développeurs (5 000 postes), cybersécurité (800 postes).
– BTP : Ingénieurs structures (1 200 postes), chefs de projet (650 postes).
– Santé : Médecins généralistes (3 400 postes), infirmiers (2 100 postes).
Solutions proposées :
– EURL : Les entreprises peuvent recruter des travailleurs frontaliers (Tunisie, Maroc) sous statut dérogatoire.
– Formation : 42 centres agréés dispensent des certifications en ligne (via Agence nationale de certification professionnelle).
Diaspora entrepreneuriale : dispositifs en évolution
Chiffres clés :
– Les transferts de la diaspora ont atteint 11,2 milliards de dollars en 2023, soit 4,5 % du PIB.
– 500 startups ont été créées par des Algériens de l’étranger depuis 2020, selon ANPT.
Synthèse des faits marquants
À retenir pour les entrepreneurs
– Les partenariats industriels (notamment avec la Chine) ciblent désormais les secteurs bas carbone, avec des incitations fiscales dans les zones économiques spéciales.
– Le financement alternatif (capital-risque, crowdfunding) devient plus accessible, mais les montants restent limités (50 à 200 millions de dinars max).
– Les freelances et expatriés doivent déclarer leurs revenus via des plateformes dédiées pour éviter les retenues à la source majorées.
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