135 CSI construits en Algérie en 2024

Le ministère de la Santé algérien a annoncé la construction de 135 centres de santé intégrés (CSI) en 2024, une initiative qui a permis d’améliorer l’accès aux soins pour environ 320 000 habitants. Selon l’Agence Nigérienne de Presse, ce bilan marque une étape significative dans le renforcement du réseau sanitaire, notamment dans les zones rurales et les wilayas défavorisées.

Ces nouveaux établissements s’ajoutent aux 500 CSI déjà opérationnels à travers le pays, selon les données officielles. Leur déploiement répond à une stratégie nationale visant à réduire les inégalités territoriales en matière de santé. Les CSI, conçus pour offrir des services de base comme les consultations générales, la vaccination et le suivi des maladies chroniques, jouent un rôle clé dans la décentralisation des soins.

Plusieurs wilayas ont bénéficié de ces infrastructures, dont Tamanrasset, Adrar et Illizi, où l’éloignement géographique compliquait jusqu’ici l’accès aux structures médicales. À Tamanrasset, par exemple, la mise en service de cinq nouveaux CSI a permis de couvrir des communes auparavant dépourvues de tout établissement de santé. Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre du plan quinquennal 2020-2024, qui prévoit un investissement global de 1 200 milliards de dinars dans le secteur.

Des résultats tangibles malgré les défis

Cependant, des défis persistent. Certains CSI souffrent encore d’un manque de personnel qualifié, notamment dans les spécialités comme la pédiatrie ou la gynécologie. Le ministère de la Santé a reconnu ce problème et annoncé le recrutement de 5 000 médecins et infirmiers en 2025 pour combler ces lacunes. Par ailleurs, l’entretien des équipements médicaux reste une préoccupation, avec des retards signalés dans la maintenance de certains appareils.

Une dynamique à consolider

L’accent est mis sur les zones frontalières et les régions du Sud, où les indicateurs de santé restent inférieurs à la moyenne nationale. À Djanet, par exemple, l’ouverture d’un CSI en 2024 a permis de réduire la mortalité infantile de 15 %, selon les chiffres du ministère. Ces progrès sont salués par les organisations internationales, comme l’OMS, qui a récemment souligné les efforts de l’Algérie pour atteindre les objectifs de développement durable en matière de santé.

Des attentes fortes pour 2025

Malgré ces avancées, des questions subsistent sur la pérennité de ces infrastructures. Les associations de patients et les syndicats médicaux appellent à une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur, notamment pour éviter les doublons dans les investissements. Ils soulignent également la nécessité d’une transparence accrue dans l’attribution des budgets et la gestion des projets.

En définitive, le bilan 2024 du ministère de la Santé montre une volonté claire d’améliorer l’accès aux soins en Algérie. Si les résultats sont encourageants, leur durabilité dépendra de la capacité à résoudre les problèmes structurels, comme le manque de personnel et les retards dans la maintenance des équipements. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de ces initiatives sur la santé des Algériens.

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