Le 24 août 2021, l’Algérie a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc, une décision qui s’inscrit dans une escalade de tensions entre les deux pays. Selon Le Vif, cette mesure fait suite à des accusations mutuelles, notamment autour du soutien présumé du Maroc au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) et à des positions divergentes sur le Sahara occidental. Pour les entrepreneurs algériens, cette crise diplomatique soulève des questions immédiates sur les échanges économiques, les investissements et les opportunités transfrontalières.
Des échanges commerciaux déjà limités, mais des dépendances sectorielles
Les entrepreneurs algériens actifs dans les zones frontalières, comme Tlemcen ou Béchar, pourraient aussi subir des retards logistiques. Les échanges informels, souvent sous-estimés, représentent une part non négligeable des transactions locales. La fermeture des frontières terrestres, déjà effective depuis 1994, limite les impacts directs, mais les procédures douanières pourraient se durcir, augmentant les délais et les coûts pour les importateurs.
Investissements et diaspora : des projets en suspens
La diaspora algérienne au Maroc, estimée à plusieurs milliers de personnes, est également concernée. Beaucoup travaillent dans le commerce, l’hôtellerie ou les services, et pourraient voir leurs activités compliquées par des restrictions administratives. Les entrepreneurs de la diaspora algérienne en Europe, qui utilisent parfois le Maroc comme plateforme logistique pour exporter vers l’Algérie, devront revoir leurs circuits d’approvisionnement.
Opportunités et alternatives pour les entrepreneurs
Les secteurs technologiques et les startups, moins dépendants des frontières physiques, pourraient aussi tirer leur épingle du jeu. L’Algérie mise sur l’innovation pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures, et cette crise pourrait inciter les investisseurs à se tourner vers des solutions locales, comme les fintechs ou les énergies renouvelables.
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