Synthèse de la semaine
Les institutions publiques et les opérateurs privés ont déployé des mesures destinées à fluidifier l’environnement des entreprises. Les réformes sur les statuts juridiques et les aides aux grandes structures se poursuivent, tandis que le secteur du tourisme et les partenariats internationaux offrent des opportunités ciblées. Les outils de financement pour les micro-entreprises restent un levier clé, mais leur accessibilité dépend de l’application des nouvelles réglementations.
Lutte contre les abus dans les SARL : la question des arrêts de complaisance
Tourisme et investissements : le secteur SPA en expansion
En Bulgarie, le tourisme de bien-être a enregistré une croissance de 15 % en 2023, selon le ministère bulgare du Tourisme. Les opérateurs algériens pourraient s’en inspirer pour structurer des offres similaires, notamment dans le cadre des partenariats public-privé.
Investissements étrangers : Algérie, Maroc, Vietnam et Chine
Le Vietnam a signé des accords bilatéraux avec l’Algérie lors du Forum économique algéro-vietnamien, avec un focus sur les énergies renouvelables et les technologies agricoles. Le Vietnam exporte pour 800 millions de dollars de produits vers l’Algérie en 2023, principalement des machines et des produits électroniques.
Côté Chine, le Forum d’affaires algéro-chinois a réuni 220 opérateurs des deux pays. Les échanges bilatéraux ont atteint 14 milliards de dollars en 2023, en hausse de 12 % par rapport à 2022. Les secteurs prioritaires incluent l’industrie pharmaceutique, la construction et les infrastructures.
Micro-entreprises : crédits et financements, entre rigidités et opportunités
À l’international, le Ghana a obtenu un prêt de 20 millions de dollars de la British International Investment (BII) pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Le Maroc, via Tamwilcom, a mobilisé 4,75 milliards de dollars en 2024 pour les MPME, dont 30 % dédiés aux femmes entrepreneures.
Réformes administratives et aides aux entreprises : simplification ou complexité ?
Les auditions d’Arnaud Montebourg sur les aides aux grandes entreprises en Algérie n’ont pas donné lieu à des annonces concrètes. Les dispositifs existants (fonds de garantie, exonérations fiscales) restent en vigueur, mais leur efficacité dépend des critères d’éligibilité et des délais de décaissement.
Statuts juridiques : entre réformes locales et comparaisons régionales
Au Togo, les élections municipales de juin 2024 sont présentées comme un levier pour consolider la démocratie locale, selon les observateurs internationaux.
En Algérie, Karim Younes, médiateur de la République, a rappelé que son institution traite principalement des dossiers de bureaucratie. Les chefs d’entreprise dénoncent régulièrement les lenteurs administratives, notamment pour les créations de SARL et les demandes de subventions.
Bilan de la semaine : cinq faits marquants
1. Sofitel Thalassa Alger Sea & Spa : 150 millions d’euros investis, 1 200 lits, ouverture prévue fin 2024.
2. Import-export : création de deux nouveaux organismes pour remplacer ALGEX, dissolution effective.
3. Financement des MPME : 20 millions de dollars pour le Ghana via BII ; 4,75 milliards de dollars mobilisés par Tamwilcom au Maroc.
4. Coopération algéro-vietnamienne : accords signés pour 800 millions de dollars d’échanges en 2023.
5. Crédit d’impôt recherche : maintien pour les PME jusqu’en 2025, avec un plafond de 5 millions de dinars par projet.
À retenir pour les entrepreneurs
Les projets hôteliers haut de gamme (thalasso, Le Méridien) confirment l’intérêt des investisseurs étrangers pour le tourisme algérien. Les réformes en import-export pourraient réduire les délais de traitement des dossiers. Les financements pour les micro-entreprises restent conditionnés à la validation des projets par les agences spécialisées.
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