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**L’Algérie en mouvement : un kaléidoscope de défis et d’ambitions**
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**Énergie : le solaire, une révolution en trompe-l’œil ?**
Pourtant, le solaire n’est pas qu’un enjeu technique : il est un symbole. Dans un pays où l’électricité est subventionnée à hauteur de 10 milliards de dollars par an, la transition énergétique est aussi une question de justice sociale. Les coupures récurrentes dans le sud du pays, où les températures dépassent régulièrement 50°C, rappellent que le modèle actuel est à la fois coûteux et inéquitable. Le paradoxe algérien ? Un État qui investit massivement dans les énergies vertes tout en maintenant une économie carbonée, comme si la diversification était une vitrine plus qu’une véritable stratégie.
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**Justice et société : le Code de la famille, miroir des fractures algériennes**
La Journée internationale des droits des femmes, célébrée en mars, a été l’occasion pour le régime de mettre en scène sa « modernité » – avec des discours sur l’égalité et des campagnes contre les stéréotypes. Mais dans les faits, les avancées sont lentes, voire régressives. Les associations féministes, comme Femmes algériennes pour un changement vers l’égalité (FACE), dénoncent un double discours : d’un côté, l’Algérie ratifie des conventions internationales (CEDAW, Protocole de Maputo) ; de l’autre, elle criminalise les militantes sous couvert de « trouble à l’ordre public ». Le cas de la journaliste Khalida Toumi, en conflit ouvert avec le wali de Tlemcen, illustre cette schizophrénie : une femme ministre (de la Culture, sous Bouteflika) devenue persona non grata dès qu’elle sort du cadre imposé.
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**Sécurité et mémoire : l’ombre portée de la décennie noire**
Pourtant, le discours officiel insiste sur la « victoire » contre le terrorisme, comme en témoigne la réaffirmation du soutien algérien au « développement global en Afrique » – une façon de se poser en puissance stabilisatrice. Mais cette posture diplomatique cache mal les failles internes. L’Algérie reste un pays où la sécurité prime sur les libertés, où les services de renseignement (DRS) jouent un rôle central dans la vie politique, et où la mémoire de la guerre civile est soigneusement contrôlée. Le procès en cours contre la France, relancé par Tebboune, est à cet égard révélateur : il permet de détourner l’attention des problèmes internes tout en alimentant un nationalisme commode.
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**Infrastructures et développement : le métro d’Alger, symbole d’un État en chantier**
Pourtant, ces infrastructures ne sont pas que des réalisations techniques. Elles sont aussi des outils de légitimation du pouvoir. En annonçant la fin des travaux, le régime envoie un message : l’Algérie avance, malgré les crises. Mais cette communication occulte une réalité plus crue : le métro ne résoudra pas les problèmes de transport dans les villes secondaires, où les bus et les taxis collectifs restent le seul moyen de déplacement pour des millions d’Algériens. Pis, ces grands projets creusent les inégalités territoriales, entre une capitale suréquipée et des régions délaissées, comme le Sud, où les routes sont encore en terre battue.
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**Tourisme : l’Algérie, terre de contrastes et de conflits**
Le conflit entre le wali de Tlemcen et Khalida Toumi, autour d’un square « genré », illustre une autre facette du problème : l’Algérie peine à se vendre comme une destination moderne. Les débats sur la place des femmes dans l’espace public, les tensions entre conservateurs et progressistes, et la mainmise de l’État sur le secteur touristique (via des entreprises publiques comme l’ONAT) freinent son développement. Pourtant, des initiatives locales émergent, comme ces guides qui proposent des circuits « hors des sentiers battus ». Mais pour l’instant, le tourisme algérien reste un potentiel inexploité.
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**Diversification économique : le Vietnam comme miroir inversé**
Le déficit budgétaire algérien, estimé à 15 % du PIB en 2023, est un symptôme de cette dépendance aux hydrocarbures. Les tentatives de diversification – via les énergies renouvelables, l’agriculture ou les industries pharmaceutiques – se heurtent à des obstacles structurels : corruption, manque de main-d’œuvre qualifiée, et surtout, une mentalité d’État-providence qui décourage l’initiative privée. Le Forum africain de l’investissement, où l’Algérie se présente comme une « terre d’opportunités », sonne comme un vœu pieux tant que les réformes structurelles (code des investissements, fiscalité, droit du travail) ne seront pas engagées.
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**Armée et diplomatie : l’Algérie entre Chine, Russie et Occident**
Cette diplomatie multidirectionnelle s’explique par une double nécessité : sécuriser des alliances face à la menace terroriste (qui persiste au Sahel) et diversifier ses partenariats économiques. Mais elle révèle aussi une méfiance profonde envers l’Occident, perçu comme une menace pour la souveraineté algérienne. Le débat relancé par Tebboune sur le Sahara occidental en est une illustration : en soutenant le Polisario, l’Algérie défie le Maroc – et, indirectement, la France et les États-Unis, qui penchent pour une solution autonomiste sous souveraineté marocaine.
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**Gouvernement et politique : Tebboune, entre héritage et rupture**
Son discours sur le Sahel, analysé par L’Enquêteur, est révélateur de cette ambiguïté. D’un côté, l’Algérie se présente comme un acteur clé de la stabilité régionale