La semaine a été marquée par des annonces fiscales en ligne, la promotion du commerce électronique, et des initiatives pour attirer les entrepreneurs de la diaspora. Les projets de loi sur la sécurité des transactions numériques et la création d’entreprises à distance ont été mis en avant. Les questions de financement alternatif et de capital-risque restent en débat, tandis que les indicateurs macroéconomiques (comme les bénéfices d’Air Algérie) contrastent avec les défis structurels.
Fiscalité et administration en ligne : simplification pour les entreprises
Parallèlement, la circulaire de la DGI sur la retenue à la source en matière de TVA a été publiée, clarifiant les modalités de déduction pour les SARL. Une entreprise du BTP, par exemple, devra appliquer un taux de 7 % sur les factures fournisseurs dès 2026, contre 9 % actuellement. Cette mesure vise à aligner la pratique algérienne sur les normes internationales, mais pourrait alourdir la trésorerie des PME en cas de retard de paiement de leurs clients.
E-commerce : sécurisation des transactions et appel à la diaspora
Dans le même temps, l’État a réaffirmé sa volonté de développer un environnement numérique solide, avec des investissements annoncés dans l’infrastructure (fibre optique, data centers). Cependant, le taux de pénétration d’Internet en Algérie reste inférieur à 50 %, selon l’ARPCE, ce qui limite l’impact immédiat de ces mesures.
Diaspora entrepreneuriale : opportunités et contraintes
Cependant, des retours d’entrepreneurs à Charleroi (Belgique) soulignent les obstacles persistants : accès limité aux financements locaux, complexité des procédures administratives, et méfiance des banques envers les profils expatriés. En 2023, seulement 8 % des projets financés par l’ANGEM concernaient des rapatriés, malgré les discours incitatifs.
Registre de commerce : records et limites
Côté industriel, TIRSAM a lancé la vente de camions « Made in Algeria » à partir de 390 millions de centimes, avec un objectif de 2 000 unités produites d’ici 2025. Cependant, le secteur automobile algérien reste dépendant des composants importés : en 2023, 78 % des pièces utilisées provenaient de l’étranger, selon le ministère de l’Industrie.
Capital investissement : entre projets étrangers et tissu local
Côté local, les startups algériennes ont levé 45 millions de dollars en 2023 (source : MAGNiTT), principalement dans les fintechs et l’edtech. Cependant, l’écosystème reste fragile : 60 % des startups disparaissent avant 3 ans, faute de fonds de roulement suffisant.
Financement alternatif : des solutions mais peu de recours
Les tensions géopolitiques (guerre en Iran, tensions dans le Golfe) pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement, mais les PME algériennes n’ont pas encore de stratégie claire pour contourner ces risques.
ANGEM : bilan contrasté des programmes d’emploi
Par ailleurs, le bilan des voitures « made in Algeria » est jugé « catastrophique » par le gouvernement : seulement 12 000 véhicules produits en 2023 (objectif : 50 000). Les raisons invoquées : manque de compétitivité des coûts, dépendance aux importations, et faible demande locale (prix moyen : 2,5 millions de dinars pour un véhicule basique).
ANADE : partenariats internationaux et isolement relatif
Cependant, le Maroc renforce ses liens avec le Sahel (accords avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso), ce qui pourrait marginaliser l’Algérie dans les flux commerciaux ouest-africains. Les exportations algériennes vers l’Afrique subsaharienne ne représentent que 3 % du total, contre 12 % pour le Maroc.
Synthèse des faits marquants
À retenir pour les entrepreneurs
– Les déclarations de TVA seront modifiées en 2026 (taux de 7 % sur les factures fournisseurs).
– Le registre de commerce ambulant a enregistré 15 000 inscriptions depuis son lancement.
– Les alternatives au crédit bancaire (affacturage, crédit-bail) restent peu utilisées (1,5 Md DZD traités en 2023).
– Les startups levées 45 M$ en 2023, mais la moitié des projets échouent avant 3 ans.
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