Pierre Dimba alerte sur les risques sanitaires en Afrique

Le ministre ivoirien de la Santé, Pierre Dimba, a récemment mis en garde contre les défis croissants auxquels fait face le système de santé en Afrique, lors d’une intervention relayée par koaci.com. Bien que ses déclarations concernent principalement la Côte d’Ivoire, ses observations résonnent avec les réalités algériennes, où la qualité des soins et la gestion des infrastructures hospitalières restent des sujets sensibles.

Des lacunes structurelles partagées

Le ministre ivoirien a également pointé du doigt les risques liés aux maladies émergentes et aux épidémies, exacerbés par des systèmes de surveillance sanitaire parfois défaillants. En Algérie, la pandémie de Covid-19 avait révélé des failles similaires, avec des retards dans la détection des cas et des difficultés logistiques pour la distribution des vaccins. Si des progrès ont été réalisés depuis, comme l’amélioration des laboratoires de biologie médicale, les experts estiment que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour anticiper les crises futures.

La qualité des soins en question

La question des médicaments est également centrale. Dimba a évoqué les ruptures de stock et la circulation de produits contrefaits, des problèmes qui touchent aussi l’Algérie. Malgré les efforts du ministère pour sécuriser l’approvisionnement en médicaments essentiels, des pénuries ponctuelles persistent, notamment pour les traitements chroniques. Les patients sont parfois contraints de se tourner vers le marché informel, avec les risques que cela comporte.

Vers une coopération régionale ?

Pour l’Algérie, l’enjeu est double : améliorer la qualité des soins sur son territoire tout en s’inscrivant dans une démarche continentale. Les déclarations de Pierre Dimba rappellent que les défis sanitaires ne connaissent pas de frontières. Une approche coordonnée, associant investissements publics, formation des professionnels et innovation technologique, pourrait permettre de surmonter ces obstacles.

Les autorités algériennes ont déjà engagé des réformes, comme le plan « Santé 2025 » visant à moderniser les infrastructures hospitalières. Mais leur succès dépendra de la capacité à concrétiser ces projets sur le terrain, en évitant les lenteurs administratives et les gaspillages de ressources. Comme le souligne le ministre ivoirien, la santé est un pilier du développement, et son amélioration nécessite une mobilisation constante de tous les acteurs.

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