La Direction générale des Douanes (DGD) a tranché : aucun nouveau texte ne complique l’activité d’importation par cabas. Pourtant, les auto-entrepreneurs algériens et la diaspora qui misent sur ce créneau pour importer des produits à petite échelle gardent un œil méfiant sur les contrôles. Entre rappel des règles existantes et craintes d’un étouffement réglementaire, cette clarification cache une réalité plus complexe.
Un rappel réglementaire, pas une nouvelle loi
Pour les entrepreneurs, cette précision est cruciale. Depuis des mois, des rumeurs circulaient sur des restrictions supplémentaires, notamment après des contrôles renforcés dans les aéroports et les ports. « On nous disait que les seuils seraient réduits ou que les déclarations deviendraient plus lourdes », confie un importateur basé à Alger, qui préfère rester anonyme. La DGD confirme aujourd’hui qu’aucune nouvelle procédure n’est ajoutée.
Des seuils stricts et des risques concrets pour les petits acteurs
Ces limites expliquent pourquoi certains opérateurs, surtout ceux de la diaspora, privilégient des envois groupés ou des plateformes spécialisées. « Si tu dépasses 50 000 dinars, tu tombes sous le régime des importateurs professionnels, avec des taxes plus lourdes et des obligations administratives », explique un expert-comptable proche du secteur.
La diaspora algérienne en première ligne
Cependant, les contrôles aux frontières restent un casse-tête. Certains douaniers appliquent des interprétations strictes, même si la DGD affirme ne pas avoir durci les règles. « On a vu des collègues bloqués parce qu’ils avaient déclaré un produit avec une valeur légèrement supérieure au seuil », témoigne un importateur basé à Lyon. Résultat : des retards, des saisies, voire des amendes pour non-respect des procédures.
À retenir pour les entrepreneurs
Sources
ObservAlgerie
Algerie360
Algerie-Eco
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