La Fédération Algérienne de Football (FAF) a officialisé récemment la première convocation de Melvin Mastil en équipe nationale A. Le milieu de terrain de 22 ans, formé au FC Sochaux et actuellement sous contrat avec le FC Lorient, rejoint le groupe dirigé par Vladimir Petkovic pour les prochains matchs amicaux. Cette décision marque un tournant dans la préparation des Fennecs en vue de la Coupe du Monde 2026, mais elle intervient dans un contexte où la participation du joueur au tournoi planétaire reste menacée par une blessure récurrente.
Selon Blick, qui a révélé l’information le 18 mars 2026, Mastil a été appelé pour la première fois après une saison contrastée en Ligue 1. Le joueur, d’origine algérienne par son père, avait déjà été approché par la FAF en 2025, mais des tensions entre son club et la fédération avaient retardé sa première sélection. Son profil, combinant vision de jeu et endurance, correspond aux besoins tactiques de Petkovic, qui cherche à rajeunir une équipe vieillissante en vue du Mondial nord-américain.
Une blessure qui fragilise son avenir en sélection
La FAF n’a pas encore communiqué sur les éventuelles mesures prises pour accompagner la convalescence de Mastil. Des sources proches du staff technique indiquent que la fédération pourrait envisager un suivi médical personnalisé en Algérie, en collaboration avec les centres de rééducation de l’Olympique Club d’Alger ou du Mouloudia Club d’Alger. Ces structures, reconnues pour leur expertise en traumatologie sportive, ont déjà accueilli des joueurs comme Riyad Mahrez ou Ismaël Bennacer lors de leurs reprises après blessure.
Un profil adapté aux ambitions de Petkovic
Le joueur a brillé lors de la saison 2024-2025 avec le FC Lorient, où il a disputé 28 matchs en Ligue 1, marquant 4 buts et délivrant 6 passes décisives. Ses performances ont attiré l’attention de plusieurs clubs européens, dont le Bayer Leverkusen et l’AS Monaco, mais le FC Lorient a refusé de le céder avant la fin de son contrat, en 2027. Cette stabilité pourrait jouer en faveur de l’Algérie, qui cherche à éviter les cas de joueurs comme Houssem Aouar, dont les choix de carrière ont compliqué les convocations.
Un calendrier serré avant le Mondial
La Coupe du Monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, représente un défi logistique et sportif pour les Fennecs. Avec des déplacements longs et des conditions climatiques variées, la préparation physique des joueurs sera déterminante. La FAF a d’ores et déjà annoncé un stage de préparation de trois semaines en Floride en mai 2026, afin d’acclimater l’équipe aux températures estivales nord-américaines.
Les enjeux d’une première sélection
La FAF devra également gérer les attentes des supporters, qui espèrent voir l’Algérie briller après une Coupe d’Afrique des Nations 2025 décevante. Le départ réussi contre le Soudan (3-0) en décembre 2025, analysé par Petkovic comme une « bonne base de travail », a redonné de l’espoir, mais les performances en matchs amicaux et les éliminatoires de la CAN 2027 seront scrutées de près.
Un avenir à construire
Les prochaines semaines seront décisives. Les performances de Mastil en club et sa capacité à récupérer de sa blessure détermineront s’il fera partie du voyage aux États-Unis. Une chose est sûre : l’Algérie a besoin de sang neuf pour espérer franchir le premier tour d’un Mondial, un objectif qui lui échappe depuis 1986.