Meknès inaugure une station de traitement des margines

Une nouvelle station de traitement des margines a été mise en service récemment à Meknès, dans le cadre d’un projet visant à réduire la pollution du bassin du Sebou. Selon Quid.ma, cette infrastructure représente une étape clé pour la préservation des ressources hydriques en Algérie, particulièrement dans une région où l’activité oléicole génère d’importants rejets polluants.

Un enjeu environnemental et économique

La nouvelle station de Meknès s’inscrit dans une stratégie nationale de dépollution, pilotée par le ministère des Ressources en Eau et de l’Environnement. Elle permettra de traiter jusqu’à 5 000 mètres cubes de margines par jour, selon les estimations rapportées par Quid.ma. Ce volume correspond aux besoins d’une zone oléicole dynamique, où la production d’huile d’olive représente une part importante de l’économie locale.

Une technologie adaptée aux spécificités locales

Ce choix technologique répond à un double impératif : limiter les coûts d’exploitation et s’adapter aux contraintes climatiques de la région. Meknès, située dans une zone semi-aride, doit composer avec des ressources hydriques limitées. La réutilisation des eaux traitées pour l’irrigation des oliveraies ou d’autres cultures pourrait ainsi contribuer à une gestion plus durable de l’eau.

Des retombées attendues pour les populations

Par ailleurs, ce projet s’accompagne d’une campagne de sensibilisation auprès des producteurs d’huile d’olive. Selon Quid.ma, des ateliers ont été organisés pour encourager les oléiculteurs à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement, comme le stockage temporaire des margines dans des bassins étanches avant leur traitement. Ces mesures visent à impliquer les acteurs locaux dans la protection du bassin du Sebou.

Un modèle reproductible pour d’autres régions

Cependant, des obstacles persistent. Le financement de ces stations reste un enjeu majeur, tout comme la maintenance des équipements sur le long terme. Les autorités algériennes misent sur des partenariats public-privé pour assurer la pérennité de ces installations. Une collaboration avec des entreprises spécialisées dans le traitement des eaux usées est également envisagée pour optimiser les coûts.

Vers une gestion intégrée des ressources hydriques

Pour y faire face, le gouvernement algérien a lancé plusieurs initiatives, dont le Plan national de l’eau 2020-2030. Ce plan prévoit des investissements massifs dans les infrastructures de traitement et de dessalement, ainsi que des mesures pour améliorer l’efficacité de l’irrigation. La station de Meknès en est une concrétisation, mais son impact dépendra de la capacité des autorités à généraliser ces solutions et à en assurer le suivi.

En attendant, les habitants de la région du Sebou espèrent que cette nouvelle infrastructure marquera un tournant dans la lutte contre la pollution. Pour les oléiculteurs, il s’agit aussi d’une opportunité de valoriser leur production tout en limitant leur empreinte environnementale. Reste à voir si ce projet fera école et inspirera d’autres initiatives à travers le pays.

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