Le Tchad adopte l’économie circulaire avec la BAD

Le Tchad s’engage dans une transition vers un modèle économique durable grâce au soutien de la Facilité africaine pour l’économie circulaire (FAEC), une initiative portée par la Banque africaine de développement (BAD). Selon African Development Bank Group, ce partenariat vise à renforcer les capacités locales en matière de gestion des déchets, d’efficacité énergétique et de valorisation des ressources, des enjeux qui résonnent également en Algérie.

Un financement ciblé pour des projets structurants

Pour l’Algérie, ce modèle présente un intérêt particulier. Le pays, confronté à des défis similaires en matière de gestion des déchets et de transition énergétique, pourrait s’inspirer de cette approche. Les autorités algériennes ont déjà engagé des réformes dans ce sens, comme le plan national de gestion des déchets ménagers, mais les résultats restent inégaux. L’expérience tchadienne, bien que moins avancée, offre des pistes concrètes pour optimiser les investissements et impliquer les communautés locales.

Des retombées économiques et environnementales

En Algérie, où près de 13 millions de tonnes de déchets sont produites annuellement, selon les chiffres du ministère de l’Environnement, une telle approche pourrait transformer un problème en opportunité. Les décharges sauvages, comme celle d’Oued Smar à Alger, illustrent l’urgence d’agir. Des initiatives similaires à celles du Tchad, combinées à des technologies adaptées, pourraient générer des emplois tout en réduisant l’empreinte écologique du pays.

L’Algérie face à ses propres défis

La réussite de l’économie circulaire en Algérie dépendra de plusieurs facteurs : la simplification des procédures pour les investisseurs, la sensibilisation des citoyens et l’intégration des petites et moyennes entreprises (PME) dans les filières de recyclage. Le Tchad, avec son approche pragmatique et son partenariat avec la BAD, montre qu’une telle transition est possible même dans des contextes économiques contraints.

Un exemple à suivre pour l’Afrique du Nord

La BAD souligne que les projets soutenus au Tchad ont déjà permis de former plus de 500 techniciens et de créer des emplois dans les secteurs du recyclage et des énergies propres. Ces résultats, bien que modestes, démontrent que l’économie circulaire n’est pas réservée aux pays développés. L’Algérie, avec ses ressources humaines et financières, a les moyens de faire mieux, à condition de s’inspirer des bonnes pratiques et d’éviter les écueils bureaucratiques.

En définitive, l’expérience tchadienne rappelle que la durabilité n’est pas une option, mais une nécessité. Pour l’Algérie, l’enjeu est double : accélérer sa transition écologique tout en capitalisant sur les opportunités économiques offertes par l’économie circulaire. La clé réside dans une approche intégrée, associant l’État, les entreprises et la société civile, comme le montre l’exemple de N’Djamena.

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