Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a confirmé récemment que l’Algérie maintient son objectif de porter sa capacité installée en énergies renouvelables à 4 gigawatts (GW) d’ici 2025. Cette annonce, relayée par Algerie360 et Maghreb Émergent, s’inscrit dans une stratégie nationale visant à diversifier le mix énergétique du pays et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
Un plan ambitieux en cours de déploiement
Le projet le plus emblématique reste la centrale solaire de Hassi R’Mel, d’une capacité de 150 MW, qui devrait être opérationnelle d’ici fin 2024. D’autres sites, comme ceux de Laghouat et de Ouargla, sont également en développement, avec des partenariats publics-privés pour accélérer leur réalisation.
Partenariats internationaux et financements
Le financement de ces infrastructures repose en partie sur des fonds publics, mais aussi sur des mécanismes de financement innovants, comme les contrats d’achat d’électricité (PPA) avec des opérateurs privés. La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale ont également exprimé leur soutien à ces initiatives, soulignant leur potentiel pour la transition énergétique du pays.
Défis logistiques et industriels
Par ailleurs, la filière locale des équipements renouvelables reste limitée. Si des usines de panneaux solaires ont été inaugurées, comme celle de Rouiba, leur capacité de production ne couvre pas encore la demande nationale. Des appels d’offres internationaux sont en cours pour attirer des fabricants et réduire la dépendance aux importations.
Impact économique et environnemental
Sur le plan environnemental, le déploiement des renouvelables contribuerait à réduire les émissions de CO₂ du secteur énergétique, conformément aux engagements de l’Algérie dans le cadre de l’Accord de Paris. Le pays vise une réduction de 7 % de ses émissions d’ici 2030, un objectif qui pourrait être revu à la hausse avec l’accélération des projets verts.
Prochaines étapes
L’Algérie, riche en ressources solaires et éoliennes, dispose d’un potentiel estimé à plus de 20 GW pour le solaire et 3 GW pour l’éolien. Si les 4 GW de 2025 marquent une étape importante, ils ne représentent qu’une fraction de ce que le pays pourrait exploiter à long terme.