L’Algérie vise 15% d’énergie solaire en 2026

L’Algérie franchit une étape clé dans sa transition énergétique. Selon L’Algérie Aujourd’hui, le pays ambitionne d’intégrer 15 % d’énergie solaire dans son mix énergétique d’ici la fin de l’année 2026. Cette cible, annoncée dans un contexte de diversification économique, marque une accélération des projets renouvelables portés par le ministère de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables.

Un objectif aligné sur la stratégie nationale

Le ministère de la Transition énergétique a confirmé que plusieurs chantiers sont déjà en cours. Parmi eux, la centrale solaire de Hassi R’Mel, d’une capacité de 150 MW, et celle de Touggourt, prévue pour 200 MW, devraient contribuer à cet objectif. Ces infrastructures s’ajoutent aux projets pilotes lancés dans le sud du pays, où l’ensoleillement dépasse 3 000 heures par an.

Des défis techniques et financiers

Sur le plan financier, le gouvernement mise sur des partenariats public-privé. La loi sur les énergies renouvelables de 2022 a ouvert la porte aux investisseurs étrangers, avec des incitations fiscales pour les projets dépassant 50 MW. Cependant, les retards dans les appels d’offres et les lenteurs administratives freinent encore l’arrivée de capitaux. Selon des sources proches du dossier, des négociations seraient en cours avec des entreprises chinoises et européennes pour accélérer les chantiers.

Impact sur la consommation locale et les exportations

Le ministère de l’Énergie envisage aussi d’exporter une partie de cette production verte. Des discussions seraient en cours avec l’Union européenne pour des interconnexions électriques, dans le cadre du plan « Green Deal ». Toutefois, ces projets dépendent de la capacité algérienne à garantir une production stable, ce qui passe par des solutions de stockage performantes.

Réactions et scepticisme

Du côté des citoyens, l’enthousiasme est modéré. Les coupures d’électricité récurrentes dans plusieurs wilayas alimentent le scepticisme. « On nous parle de solaire depuis des années, mais les délestages continuent », témoigne un habitant d’Oran. Le gouvernement promet que ces investissements amélioreront la stabilité du réseau, mais les résultats concrets se font attendre.

Prochaines étapes

Les prochains mois seront décisifs. Si les chantiers en cours respectent leurs échéances, l’Algérie pourrait devenir un acteur régional du solaire. Mais les défis logistiques et financiers restent immenses, et le succès dépendra de la capacité des institutions à coordonner leurs actions.

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