L’Algérie ouvre 3000 bourses aux étudiants africains

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé cette semaine l’octroi de 3 000 bourses d’études aux étudiants africains pour l’année universitaire 2025-2026. Cette décision, relayée par La Nouvelle Tribune, s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des échanges académiques entre l’Algérie et le continent africain. Les bénéficiaires, issus de 25 pays partenaires, pourront intégrer des filières variées dans les universités algériennes, notamment en médecine, ingénierie, sciences sociales et technologies.

Un dispositif en expansion depuis 2020

Les critères de sélection, précisés par le ministère, incluent des résultats académiques solides, une maîtrise de la langue française ou arabe, et un engagement à retourner dans leur pays d’origine après leurs études. Les bourses couvrent les frais de scolarité, l’hébergement en cité universitaire et une allocation mensuelle de 15 000 dinars algériens.

Des partenariats ciblés avec l’Afrique subsaharienne

Les universités algériennes adaptent progressivement leurs programmes pour répondre aux besoins spécifiques des étudiants étrangers. À l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB), des cours de mise à niveau en français et en arabe sont proposés aux nouveaux arrivants. Par ailleurs, des cellules d’accompagnement ont été mises en place pour faciliter leur intégration, notamment en matière de logement et de santé.

Des défis logistiques et financiers

Sur le plan financier, les allocations versées aux boursiers africains représentent un coût annuel estimé à 540 millions de dinars. Le gouvernement algérien justifie cette dépense par la volonté de positionner le pays comme un pôle éducatif régional. « Investir dans la formation des étudiants africains, c’est investir dans l’avenir de nos relations économiques et diplomatiques », a déclaré Baddari.

Une diplomatie académique en marche

Les étudiants africains formés en Algérie deviennent souvent des ambassadeurs du pays dans leur région d’origine. Selon une étude menée par l’Université d’Alger en 2023, 60 % des anciens boursiers occupent aujourd’hui des postes à responsabilité dans leur pays, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Réactions et perspectives

Pour l’année universitaire 2025-2026, le ministère prévoit d’étendre le programme à d’autres pays, comme la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Une plateforme en ligne sera lancée prochainement pour centraliser les candidatures et simplifier les démarches administratives. En parallèle, des discussions sont en cours avec l’Union africaine pour harmoniser les critères de sélection des boursiers à l’échelle continentale.

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