La Gambie, petit État d’Afrique de l’Ouest, accélère sa transformation économique en s’appuyant sur les Partenariats Public-Privé (PPP). Selon Africa24 TV, cette stratégie, présentée comme un levier clé de la croissance nationale, pourrait inspirer d’autres pays africains, dont l’Algérie, confrontés à des défis similaires de diversification et de financement des infrastructures.
Un modèle adapté aux contraintes budgétaires
Pour l’Algérie, cette dynamique offre une piste de réflexion. Le pays, qui dépend encore largement des hydrocarbures, cherche à diversifier son économie et à attirer des capitaux étrangers. Les PPP pourraient ainsi compléter les efforts déjà engagés, notamment dans les zones industrielles et les projets d’énergies renouvelables. Contrairement à la Gambie, l’Algérie dispose d’un cadre juridique encadrant les PPP depuis 2020, mais leur mise en œuvre reste limitée. Les autorités pourraient s’inspirer de l’expérience gambienne pour simplifier les procédures et rassurer les investisseurs.
Des secteurs prioritaires ciblés
Ces choix stratégiques rappellent les priorités algériennes. Le pays, qui ambitionne de devenir un hub énergétique régional, pourrait renforcer ses PPP dans les énergies renouvelables, où les besoins en investissements sont estimés à plusieurs milliards de dollars. De même, le secteur du tourisme, en pleine relance après la pandémie, pourrait bénéficier de partenariats similaires pour développer des infrastructures dans le Sud et les Hauts-Plateaux. L’exemple gambien montre que les PPP permettent de mutualiser les risques et d’accélérer la réalisation des projets.
Les défis de la gouvernance et de la transparence
En Algérie, les PPP restent un sujet sensible, notamment en raison des craintes de corruption et de manque de transparence. Pour lever ces réticences, les autorités pourraient s’inspirer des bonnes pratiques gambiennes, comme la publication des contrats et la création d’une agence dédiée au suivi des partenariats. Une telle approche renforcerait la confiance des investisseurs et des citoyens, tout en garantissant que les projets servent l’intérêt général.
Un exemple à adapter pour l’Algérie
L’Algérie, qui dispose d’atouts majeurs – une main-d’œuvre qualifiée, des ressources naturelles et une position géographique stratégique –, pourrait ainsi accélérer sa diversification économique en s’inspirant de ce modèle. Les PPP ne sont pas une solution miracle, mais ils offrent une alternative crédible aux financements publics traditionnels, souvent limités par les contraintes budgétaires. En s’appuyant sur les réussites gambiennes, le pays pourrait donner un nouvel élan à ses projets structurants et renforcer sa compétitivité régionale.