L’équipe nationale algérienne de football pourrait bientôt compter sur un nouveau visage dans ses rangs. Selon Algerie360, le sélectionneur Djamel Belmadi aurait placé Fynn Schenten, un jeune milieu de terrain évoluant en Bundesliga, sous étroite surveillance. Ce nom, encore méconnu du grand public algérien, suscite déjà l’intérêt des observateurs pour ses qualités techniques et son profil adapté aux exigences du jeu moderne.
Un profil technique et polyvalent
Fynn Schenten, âgé de 21 ans, évolue actuellement au SC Paderborn 07, club de deuxième division allemande. Formé au Borussia Mönchengladbach, il a fait ses débuts professionnels en 2023 avant d’être prêté à Paderborn, où il s’est imposé comme un élément clé du milieu de terrain. Mesurant 1,82 m, il allie physique, vision du jeu et capacité à relancer proprement, des atouts qui correspondent aux critères de Belmadi pour renforcer l’ossature de l’équipe.
Son parcours en Allemagne, marqué par une progression constante, en fait un candidat sérieux pour une naturalisation. Schenten a déjà été approché par la Fédération algérienne de football (FAF), qui suit de près son évolution. Selon Algerie360, des contacts informels auraient eu lieu récemment, sans qu’aucune décision définitive ne soit encore prise. La FAF, qui mise sur des joueurs formés en Europe pour dynamiser son effectif, voit en lui un potentiel renfort pour les compétitions à venir, notamment la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et les éliminatoires de la Coupe du Monde.
Un enjeu stratégique pour l’Algérie
L’intérêt pour Schenten s’inscrit dans une stratégie plus large de la FAF visant à diversifier les profils au sein de l’équipe nationale. Après des années de domination des joueurs évoluant en Ligue 1 ou en championnat local, la fédération cherche à intégrer des talents issus de championnats plus exigeants, comme la Bundesliga ou la Premier League. Cette approche répond à un double objectif : élever le niveau technique de l’équipe et anticiper les départs à la retraite de cadres historiques comme Riyad Mahrez ou Ismaël Bennacer.
Schenten, qui possède la nationalité allemande, pourrait opter pour l’Algérie en vertu des origines de son père, originaire de la wilaya de Tlemcen. Ce cas de figure rappelle celui d’autres joueurs comme Ramy Bensebaini ou Islam Slimani, qui ont choisi de représenter les Fennecs malgré des carrières entamées en Europe. Pour l’Algérie, chaque naturalisation réussie est une victoire, surtout dans un contexte où la concurrence entre sélections africaines pour attirer les talents s’intensifie.
Des défis à relever
Si Schenten venait à rejoindre les rangs des Fennecs, il devrait rapidement s’adapter au style de jeu prôné par Belmadi, basé sur une possession haute et une pression collective. Son intégration dépendra aussi de sa capacité à s’imposer face à des milieux expérimentés comme Houssem Aouar ou Nabil Bentaleb. Par ailleurs, la question de son temps de jeu en club sera scrutée de près : un joueur en manque de minutes en Allemagne aurait du mal à convaincre le staff technique algérien.
La FAF devra également gérer les attentes des supporters, souvent impatients de voir des résultats immédiats. Schenten, malgré son potentiel, reste un joueur en construction, et son impact sur le terrain ne serait pas forcément immédiat. Son cas rappelle celui de Rayan Aït-Nouri, dont la naturalisation avait suscité des débats avant qu’il ne devienne un titulaire indiscutable.
Un processus en cours
Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite, et Schenten continue de se concentrer sur sa saison avec Paderborn. Cependant, les signaux envoyés par la FAF et le staff technique laissent peu de doutes sur leur volonté de le convaincre. Si les discussions aboutissent, il pourrait devenir le premier joueur naturalisé à rejoindre l’équipe nationale depuis l’arrivée de Belmadi en 2018.
Son éventuelle sélection serait un coup médiatique pour l’Algérie, qui cherche à se repositionner comme une destination attractive pour les binationaux. Dans un football africain de plus en plus compétitif, chaque atout compte, et Schenten pourrait bien être l’une des pièces maîtresses des prochaines campagnes des Fennecs.