Brahim Hemdani à la tête de la sélection nationale : un pari économiqu

Un choix qui dépasse le terrain

Hemdani, inconnu du grand public il y a encore quelques mois, hérite d’une équipe en reconstruction après l’élimination en demi-finales de la CAN 2023. Son profil – formé en Algérie, passé par des clubs locaux comme le CR Belouizdad – incarne une rupture avec les recrutements étrangers fréquents ces dernières années. Pour les entrepreneurs algériens, cette décision reflète une tendance plus large : la relocalisation des compétences et la valorisation des talents nationaux.

Un coût maîtrisé, un impact mesurable

Pour les créateurs d’entreprise, cette gestion rigoureuse rappelle que la performance se mesure aussi à l’aune des moyens engagés. Hemdani devra justifier son embauche par des résultats rapides, sous peine de voir son projet remis en cause – une pression similaire à celle subie par les startups algériennes en phase de levée de fonds.

La diaspora, un réservoir de talents sous-exploité

Pour les entrepreneurs de la diaspora, cette situation offre une opportunité. Les contrats signés par Yahia et Hadani, avec des clauses de formation et de retour en Algérie, pourraient servir de modèle pour attirer des compétences techniques ou managériales. Les secteurs du numérique et de l’agroalimentaire, où la demande en experts est forte, pourraient s’inspirer de ce mécanisme.

Un laboratoire pour l’économie du sport

Les matchs amicaux, comme celui prévu à Tizi Ouzou en octobre, amplifient cet effet. La région, en pleine dynamique entrepreneuriale post-Covid, voit émerger des entreprises locales spécialisées dans l’événementiel. Une aubaine pour les créateurs qui savent cibler ce marché niche, où la demande en logistique et en sécurité explose.

Un risque : la surévaluation des symboles

La pression sur Hemdani sera d’autant plus forte que les attentes sont élevées. Une CAN 2027 ratée pourrait relancer les débats sur la pertinence des recrutements locaux, comme ce fut le cas après l’échec de la CAN 2019 sous Djamel Belmadi. Pour les créateurs d’entreprise, cette actualité est un rappel : la performance se construit dans la durée, pas dans l’émotion du moment.

Un effet d’entraînement pour d’autres secteurs

Pour les investisseurs, cette approche réduit les risques liés à la fuite des cerveaux. Une étude récente de la Banque Mondiale estime que l’Algérie perd chaque année 3 milliards de dollars en compétences non exploitées à l’étranger. Le football, avec son pouvoir médiatique, peut servir de levier pour inverser cette tendance.

À retenir pour les entrepreneurs
La nomination de Hemdani confirme que les projets locaux, même ambitieux, doivent s’appuyer sur des moyens réalistes et une stratégie claire. Les secteurs porteurs comme le sport, le numérique ou l’agroalimentaire peuvent tirer parti de cette dynamique en ciblant les talents de la diaspora et en développant des partenariats avec les institutions publiques. L’enjeu n’est pas seulement sportif, mais économique : valoriser les compétences nationales pour créer une croissance durable.

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