Zoubir Benhamouche, économiste et expert en climat, a récemment pointé du doigt les retards accumulés par l’Algérie dans la mise en œuvre de ses engagements climatiques. Selon horizons.dz, ses observations soulèvent des questions sur l’efficacité des mécanismes gouvernementaux et la cohérence entre les annonces officielles et les actions concrètes.
Des objectifs ambitieux, des résultats limités
Réglementations existantes, application défaillante
Financement et gouvernance, les maillons faibles
La gouvernance climatique souffre également d’un manque de coordination entre les institutions. Plusieurs ministères (Énergie, Environnement, Industrie) interviennent dans le domaine, sans toujours aligner leurs stratégies. Benhamouche plaide pour la création d’une agence nationale dédiée, sur le modèle de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (AMEE), mais avec des prérogatives élargies. « Il faut une instance unique capable de piloter la transition, avec des moyens humains et financiers autonomes », insiste-t-il.
L’agriculture et l’eau, secteurs en première ligne
Une opportunité économique manquée
Vers une prise de conscience politique ?
La COP29, prévue en novembre 2025 à Bakou, sera un test pour l’Algérie. Le pays devra présenter des engagements concrets pour convaincre ses partenaires internationaux. Benhamouche appelle à une mobilisation accrue de la société civile et du secteur privé. « La lutte contre le changement climatique ne peut pas reposer uniquement sur l’État. Les entreprises, les universités et les citoyens doivent s’impliquer », conclut-il. Un défi de taille pour un pays où la culture environnementale reste encore peu développée.