Ali Haddad annonce une mobilisation économique algérienne

L’entrepreneur et ancien président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, a déclaré que l’Algérie était déterminée à rassembler l’ensemble de ses acteurs économiques pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs étrangers. Selon Le Point, ces propos ont été tenus dans un contexte marqué par une volonté affichée des autorités de diversifier l’économie nationale, traditionnellement dépendante des hydrocarbures.

Une stratégie axée sur les partenariats internationaux

Le discours d’Ali Haddad intervient alors que l’Algérie a récemment adopté des réformes visant à faciliter l’accès des entreprises étrangères au marché local. Parmi ces mesures, la loi sur l’investissement de 2022 a introduit des incitations fiscales et des exonérations douanières pour les projets jugés stratégiques. Ces dispositions visent à attirer des capitaux dans des domaines comme les technologies vertes, l’agroalimentaire et les infrastructures.

Des secteurs clés en ligne de mire

Les énergies renouvelables constituent un autre axe prioritaire. L’Algérie, qui dispose d’un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, a lancé en 2020 un ambitieux programme visant à produire 15 000 mégawatts d’électricité solaire d’ici 2035. Ali Haddad a rappelé que des investisseurs étrangers, notamment européens, avaient déjà manifesté leur intérêt pour ce secteur, mais que des obstacles persistaient, comme la lenteur des procédures d’autorisation.

Enfin, les industries manufacturières, notamment dans les domaines de l’automobile et de la pharmacie, sont également ciblées. L’Algérie a déjà attiré des constructeurs automobiles comme Renault et Volkswagen, mais les acteurs locaux appellent à un renforcement des transferts de technologie et à une intégration plus poussée des sous-traitants algériens.

Les défis de la transition économique

Un autre enjeu concerne la formation de la main-d’œuvre. Pour attirer des industries à haute valeur ajoutée, l’Algérie doit renforcer ses capacités en matière d’éducation et de formation professionnelle. Des partenariats avec des universités et des centres de recherche étrangers sont envisagés pour combler ce déficit.

Enfin, la stabilité politique et sécuritaire reste un facteur clé pour rassurer les investisseurs. Bien que l’Algérie ait connu une période de relative stabilité ces dernières années, les incertitudes liées à la succession présidentielle et aux tensions régionales pourraient influencer les décisions des entreprises étrangères.

Un appel à l’unité des acteurs économiques

Selon lui, l’Algérie dispose d’atouts majeurs, comme sa position géographique stratégique, ses ressources naturelles et une population jeune et dynamique. Cependant, la réussite de cette mobilisation économique dépendra de la capacité des autorités à mettre en œuvre les réformes promises et à créer un climat des affaires plus transparent et prévisible.

Les prochains mois seront décisifs pour mesurer l’impact de ces annonces. Si les réformes se concrétisent, l’Algérie pourrait attirer des investissements significatifs et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Dans le cas contraire, le pays risque de voir ses partenaires internationaux se tourner vers d’autres marchés émergents, où les conditions d’investissement sont perçues comme plus favorables.

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