Algérie 2026 : 100 000 élèves bloqués par le retard numérique des lycé

Les laboratoires informatiques en panne, les enseignants non formés, les manuels obsolètes : à quelques semaines de la rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale peine à tenir ses promesses. Résultat, des milliers d’élèves algériens risquent de rater le virage numérique promis par le président Abdelmadjid Tebboune. Pour les entrepreneurs locaux et la diaspora, cette crise cache un enjeu bien plus large : l’Algérie forme-t-elle encore les talents dont son économie a besoin ?

Des salles de classe vides et des promesses en stand-by

Les enseignants ne sont pas en reste. D’après l’APS, 60 % des professeurs d’informatique n’ont suivi aucune formation spécifique depuis 2023. Pourtant, le programme scolaire intègre désormais des modules de programmation dès la seconde. Sans pédagogues formés, ces cours risquent de devenir des coquilles vides.

Un retard qui coûte cher aux entrepreneurs locaux

Prenez l’exemple d’Alger, où le secteur tech emploie aujourd’hui 15 000 personnes (chiffres 2025 de la Chambre de Commerce d’Alger). Les entreprises comme Inetum ou Algerian Tech signalent un manque criant de développeurs junior capables de coder en Python ou Java. « Nous perdons des mois à former des recrues qui auraient dû maîtriser ces bases à l’école », confie un responsable RH sous couvert d’anonymat.

La diaspora algérienne en première ligne

« Mon fils apprend l’intelligence artificielle à Paris, mais à Alger, on lui enseigne encore Windows XP en cours d’informatique », lance un ingénieur basé à Lyon. Les transferts de compétences se heurtent à un système éducatif qui ne suit pas le rythme du marché.

Un marché noir des formations qui explose

Les entrepreneurs algériens de la tech contournent le problème en recrutant directement des autodidactes. Mais cette pratique crée une fracture : ceux qui peuvent payer une formation privée, et ceux qui restent à la traîne.

L’État algérien sous pression

Pour les investisseurs étrangers, ce retard envoie un signal clair : l’Algérie peine à former les talents dont son économie a besoin. Or, avec un taux de chômage des jeunes à 28 % (Banque mondiale, 2025), le pays ne peut plus se permettre de rater cette transition numérique.

À retenir pour les entrepreneurs

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