Alger accueille la 12e réunion du Comité directeur d’AFRIPOL

La 12e session de la réunion du Comité directeur d’AFRIPOL s’est tenue récemment à Alger, marquant une étape clé dans la coopération sécuritaire africaine. Selon الإذاعة الجزائرية |, cette rencontre a réuni des responsables des services de police et de sécurité de plusieurs pays du continent, sous l’égide de l’organisation panafricaine spécialisée dans la lutte contre la criminalité transnationale.

Cette session intervient dans un contexte où les menaces cybercriminelles et les réseaux illicites s’étendent au-delà des frontières nationales, exigeant une réponse coordonnée. AFRIPOL, créé en 2014 sous l’impulsion de l’Union africaine, joue un rôle central dans l’harmonisation des stratégies policières et le renforcement des capacités techniques des États membres. L’Algérie, l’un des pays fondateurs, a toujours été un acteur actif au sein de cette structure, notamment dans les domaines de la cyberdéfense et de la lutte contre le terrorisme.

Parmi les points saillants de cette réunion, les participants ont examiné les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan stratégique 2023-2027 d’AFRIPOL. Ce document, adopté lors de la 11e session, fixe des objectifs précis pour améliorer l’échange d’informations entre les services de police africains, moderniser les infrastructures technologiques et former les agents aux nouvelles menaces. L’Algérie, qui abrite le siège de l’Académie africaine de police (AFRIPOL Academy) à Sétif, a présenté ses avancées en matière de formation des cadres policiers du continent, notamment dans le domaine de la cybersécurité.

Un focus sur la cyberdéfense et les menaces transnationales

Lors de cette réunion, les délégués ont souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération judiciaire et policière pour traquer les cybercriminels opérant depuis l’étranger. AFRIPOL a notamment mis en avant son partenariat avec INTERPOL et EUROPOL pour faciliter les enquêtes transfrontalières. L’Algérie, qui dispose d’une unité spécialisée au sein de la Gendarmerie nationale et de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), a proposé d’élargir les programmes de formation aux pays africains francophones et arabophones, souvent moins équipés face à ces menaces.

L’Algérie, plaque tournante de la coopération sécuritaire

Un autre enjeu abordé lors de cette session concerne le trafic illicite, notamment de stupéfiants et d’armes, qui alimente les réseaux criminels en Afrique. AFRIPOL a insisté sur la nécessité de renforcer les contrôles aux frontières et d’améliorer la coordination entre les services douaniers et policiers. L’Algérie, située sur une route majeure du trafic vers l’Europe, a partagé ses bonnes pratiques en matière de surveillance des frontières, notamment grâce à l’utilisation de drones et de systèmes de détection avancés.

Vers une intégration accrue des technologies

Par ailleurs, AFRIPOL a annoncé le lancement prochain d’un programme de renforcement des capacités en analyse criminelle, financé par des partenaires internationaux. Ce programme vise à doter les pays africains d’outils pour mieux anticiper les menaces et identifier les réseaux criminels. L’Algérie, qui a bénéficié de formations similaires avec des experts européens et américains, pourrait jouer un rôle de mentor pour d’autres nations du continent.

Un engagement renouvelé pour la sécurité collective

Cette réunion a également permis de préparer le prochain sommet d’AFRIPOL, prévu en 2025, qui devrait aborder des questions plus larges, comme la lutte contre la traite des êtres humains et le blanchiment d’argent. L’Algérie, qui a déjà accueilli des événements similaires, pourrait une nouvelle fois jouer un rôle central dans l’organisation de ce sommet.

En définitive, la 12e session du Comité directeur d’AFRIPOL à Alger a mis en lumière les avancées concrètes réalisées dans la coopération policière africaine, tout en identifiant les défis à relever. Pour l’Algérie, cette rencontre confirme sa position de leader dans la sécurité régionale et son engagement à soutenir les efforts collectifs pour un continent plus sûr.

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