SNTF relance le train transfrontalier Algérie-Tunisie en 2025

La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a annoncé récemment la reprise des liaisons ferroviaires entre l’Algérie et la Tunisie, avec des horaires et tarifs actualisés pour 2025. Selon les informations publiées par Maghreb Emergent, cette décision marque une étape clé dans la réactivation d’un axe stratégique pour les échanges économiques et touristiques entre les deux pays.

Un trajet historique en voie de modernisation

Les tarifs, encore en phase de finalisation, devraient être compétitifs par rapport aux autres modes de transport, notamment l’avion et le bus. Maghreb Emergent indique que des réductions seront proposées pour les étudiants et les groupes, dans le cadre d’une politique visant à encourager les déplacements transfrontaliers.

Des enjeux économiques et logistiques

Cependant, des défis persistent. La SNTF devra assurer la maintenance des infrastructures ferroviaires, notamment sur les tronçons frontaliers, où des travaux de rénovation ont été engagés. Par ailleurs, la coordination avec les autorités tunisiennes reste cruciale pour harmoniser les procédures douanières et sécuritaires, souvent pointées du doigt comme des freins aux échanges.

Réactions et attentes des usagers

Du côté des autorités locales, le wali d’Annaba a exprimé son soutien au projet, rappelant que la ville portuaire pourrait devenir un hub logistique pour les marchandises transitant entre les deux pays. Des discussions sont en cours pour aménager un terminal ferroviaire dédié au fret, en complément du trafic passagers.

Perspectives et défis à venir

Autre défi : la sécurité. Les gares frontalières, comme celle de Souk Ahras, devront être équipées de systèmes de contrôle modernes pour éviter les trafics illicites et assurer la fluidité des passages. Les ministères de l’Intérieur des deux pays ont déjà engagé des discussions pour mettre en place des protocoles communs.

Enfin, la promotion de cette liaison auprès des touristes et des hommes d’affaires sera déterminante. Des campagnes de communication sont prévues en 2025, en collaboration avec les agences de voyage et les chambres de commerce des deux pays. L’objectif est de positionner le train comme une alternative écologique et économique à l’avion, dans un contexte où les prix des billets aériens restent élevés.

Un projet dans la continuité des réformes ferroviaires

Pour les experts du secteur, comme l’économiste Abdelatif Rebah, cette relance est une opportunité pour l’Algérie de renforcer son rôle de plaque tournante régionale. « Le rail est un levier de développement sous-exploité en Afrique du Nord. En relançant cette ligne, l’Algérie peut capter une partie du trafic de marchandises entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne », a-t-il expliqué à TSA.

Prochaines étapes

En attendant, les Algériens et les Tunisiens peuvent déjà se réjouir de cette nouvelle option de transport, qui promet de rapprocher un peu plus les deux rives du Maghreb.

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