L’Algérie a reçu 1,79 milliard de dollars de transferts de sa diaspora en 2025, selon le rapport « Sending Money Home 2026 » du Fonds international de développement agricole (FIDA). Un montant en baisse par rapport à 2024 (1,942 milliard) et 2023 (1,868 milliard), mais toujours crucial pour les ménages et les entrepreneurs locaux.
Un flux vital, mais en ralentissement
Ces envois de fonds représentent 10 % du PIB algérien en 2025. Pour les familles, ces transferts restent une bouée financière : ils financent les études, les soins ou les petits commerces. Mais leur baisse progressive pose question.
Selon algerie-eco.com, l’Algérie se classe 11e en Afrique, derrière le Ghana (2,42 milliards) et devant la Côte d’Ivoire (1,77 milliard). Une performance correcte, mais loin des géants que sont l’Égypte (41,51 milliards) ou le Maroc (13,65 milliards).
Quels impacts pour les entrepreneurs ?
Pour les créateurs d’entreprise, ces fonds sont une ressource clé :
– Financement initial : Beaucoup de startups ou PME algériennes démarrent grâce à l’argent de la diaspora.
– Stabilité financière : Les envois permettent de couvrir les salaires ou les stocks, surtout dans les secteurs informels (restauration, artisanat).
– Investissements ciblés : Certains migrants reviennent avec des compétences ou des contacts, boostant des niches comme le numérique ou l’agriculture.
Mais leur diminution pourrait freiner l’innovation. Les entrepreneurs doivent désormais chercher d’autres leviers : subventions publiques, partenariats ou crowdfunding.
La diaspora, un levier à mieux exploiter ?
Le FIDA souligne que ces transferts pourraient devenir un moteur de développement si mieux canalisés. Par exemple :
– Microcrédits : Des plateformes comme Wizbii ou Algeria Startup pourraient faciliter l’accès aux fonds pour les porteurs de projet.
– Retour des compétences : Les diasporiques formés à l’étranger (ingénieurs, médecins) pourraient investir dans des secteurs en tension.
– Tourisme et immobilier : Les Algériens de l’étranger achètent des biens ou lancent des projets locaux, comme les résidences étudiantes à Constantine ou les hôtels à Oran.
Cependant, les frais de transfert (jusqu’à 10 %) et les barrières administratives découragent certains. Une réforme des services financiers (comme les partenariats avec Western Union ou MoneyGram) serait un atout.
À retenir pour les entrepreneurs
Les envois de fonds restent un pilier pour les petites entreprises, mais leur baisse oblige à diversifier les sources. Les porteurs de projet doivent :
– Automatiser la recherche de financements (plateformes en ligne, réseaux professionnels).
– Cibler les diasporiques qualifiés pour des partenariats stratégiques.
– Proposer des modèles économiques résilients, moins dépendants des transferts familiaux.
Sources
algerie-eco.com
Agence Ecofin
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