Une cérémonie récente a mis en lumière des parcours exceptionnels, récompensant des entrepreneures et des femmes engagées dont les réussites illustrent l’essor de l’économie algérienne. Selon horizons.dz, cette distinction s’inscrit dans une dynamique de valorisation du mérite, un critère devenu essentiel pour les créateurs d’entreprise en Algérie.
Parmi les lauréates, Farah Bouzidi, fondatrice d’une startup spécialisée dans les solutions digitales pour les PME, a été saluée pour son innovation dans un secteur encore émergent. Son entreprise, basée à Alger, a enregistré une croissance de 40 % en 2025, un chiffre qui reflète l’appétit croissant du marché algérien pour les technologies locales. « Cette reconnaissance confirme que l’agilité et la réactivité des startups algériennes peuvent rivaliser avec les standards internationaux », a-t-elle déclaré.
Autre figure distinguée, Leïla Hamidi, directrice d’un incubateur à Oran, a été primée pour son rôle clé dans l’accompagnement de jeunes entrepreneurs. Depuis 2023, son structure a accompagné plus de 200 projets, avec un taux de survie à deux ans de 65 %, bien supérieur à la moyenne nationale estimée à 40 %. « Notre mission est de transformer les idées en entreprises viables, en mettant l’accent sur le mentorat et l’accès aux financements », explique-t-elle. Son incubateur collabore notamment avec l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), qui a débloqué 5 milliards de dinars en subventions pour les porteurs de projets en 2025.
Ces distinctions s’inscrivent dans un cadre plus large, celui de la politique publique algérienne visant à stimuler l’entrepreneuriat féminin. Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a lancé en 2024 un fonds dédié aux entrepreneures, doté de 2 milliards de dinars. Les critères d’attribution privilégient les projets à fort impact social ou environnemental, un signal fort pour les créatrices d’entreprise.
Pour Dalila Benkhelifa, lauréate d’un prix pour son entreprise sociale dans la wilaya de Constantine, cette reconnaissance est un levier. Son projet, qui forme des femmes rurales à l’agroécologie, a permis à 150 bénéficiaires de générer un revenu complémentaire de 30 000 dinars par mois en moyenne. « Ce prix nous donne une visibilité accrue auprès des investisseurs locaux et des partenaires internationaux », confie-t-elle.
Cependant, des défis persistent. Les entrepreneures algériennes restent confrontées à des obstacles structurels, comme l’accès au crédit ou les stéréotypes de genre. Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2025, seulement 12 % des femmes entrepreneures en Algérie ont accès à des prêts bancaires, contre 25 % pour les hommes. Les discriminations dans l’accès aux marchés publics sont également pointées du doigt, malgré les quotas en faveur des PME dirigées par des femmes.
Pour surmonter ces freins, des initiatives émergent. La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) a lancé en 2026 un programme de mentorat réservée aux femmes, en partenariat avec des banques publiques. L’objectif : former 500 entrepreneures d’ici 2027 et faciliter leur accès aux financements. « Nous voulons montrer que la performance économique et l’inclusion des femmes ne sont pas incompatibles », souligne un responsable de la CACI.
Côté diaspora, les retombées sont également positives. De nombreuses entrepreneures algériennes établies à l’étranger reviennent investir sur le territoire, attirées par les mesures incitatives. C’est le cas de Samira Meziani, basée en France, qui a lancé une plateforme de e-commerce dédiée aux produits artisanaux algériens. « Le marché local offre un potentiel énorme, surtout avec la digitalisation accélérée. Je vois une vraie opportunité à saisir », explique-t-elle.
Ces initiatives rappellent que l’économie algérienne a besoin de talents, quels que soient leur genre ou leur origine. En récompensant le mérite, les distinctions comme celles décrites récemment envoient un message clair : l’entrepreneuriat en Algérie n’est plus une aventure solitaire, mais un levier collectif où chaque parcours compte.
À retenir pour les entrepreneurs :
Les distinctions officielles comme celles décrites constituent un tremplin pour la visibilité et l’accès aux partenariats. Les entrepreneures peuvent s’appuyer sur les fonds publics dédiés, comme celui du ministère de la Solidarité nationale, pour financer leurs projets. Les réseaux d’accompagnement, comme les incubateurs ou les programmes de mentorat, restent des outils clés pour pérenniser une activité.
💡 Vous créez votre entreprise en Algérie ? GlobalStart vous accompagne pas à pas : démarches, coûts réels, statuts juridiques (SARL, EURL, SPA) et immatriculation CNRC.