Les startups africaines enregistrent pour la première fois en une décennie une baisse des investissements en 2023, selon Réalités Magazine. Le recul est confirmé par plusieurs observateurs du secteur, qui pointent une contraction de 20 % des fonds levés par rapport à 2022. Cette tendance, observée à l’échelle du continent, interpelle particulièrement les acteurs algériens, dont l’écosystème de startups se développe depuis plusieurs années à travers des initiatives comme le programme Algeria Venture.
Une année noire pour l’écosystème africain
Les chiffres révélés récemment montrent que les investissements dans les startups africaines ont chuté à environ 4,5 milliards de dollars en 2023, contre 5,8 milliards en 2022. Cette diminution, bien que modérée, marque un tournant après des années de croissance soutenue. Parmi les pays les plus touchés figurent le Nigeria, le Kenya et l’Égypte, principaux bénéficiaires des fonds africains. Pourtant, malgré ce contexte, certaines startups algériennes comme Yassir ou Chari continuent de capter l’attention des investisseurs internationaux, démontrant la résilience de certains acteurs locaux.
L’Algérie face au ralentissement continental
Si le continent africain recule globalement, l’Algérie n’est pas épargnée. Le pays, qui mise depuis 2020 sur l’innovation via des dispositifs comme le Fonds National d’Investissement (FNI) ou des incubateurs publics, voit ses opportunités de levée de fonds se réduire. Les startups algériennes, souvent dépendantes des fonds étrangers, subissent de plein fouet cette baisse. Selon des observateurs cités par Réalités Magazine, les investisseurs internationaux, plus prudents, privilégient désormais les marchés jugés plus stables, comme l’Afrique du Sud ou le Maroc.
Le rôle clé de la diaspora algérienne
La diaspora algérienne, historiquement un levier pour l’entrepreneuriat local, pourrait jouer un rôle décisif dans ce contexte. Plusieurs initiatives lancées par des entrepreneurs installés à l’étranger visent à soutenir les startups algériennes, notamment via des fonds dédiés ou des programmes de mentorat. Par exemple, le programme « Algeria Diaspora Entrepreneurship » a permis à des startups comme InstaDeep, spécialisée dans l’intelligence artificielle, de bénéficier de financements et d’un accompagnement stratégique. Pourtant, malgré ces efforts, le manque de liquidités et les restrictions des banques locales freinent encore l’émergence de nouveaux projets.
Des secteurs moins touchés que d’autres
Certains domaines restent attractifs malgré le ralentissement. Les fintechs, les solutions logistiques et les technologies vertes continuent de séduire les investisseurs, même à un niveau moindre. En Algérie, des startups comme DabaDoc (santé) ou InstaDeep (IA) ont réussi à lever des fonds significatifs l’année dernière, preuve que certains secteurs conservent un potentiel. Toutefois, l’accès aux investissements de série B et plus reste difficile, limitant la croissance des entreprises déjà établies.
Un appel à l’adaptation
Face à cette situation, les entrepreneurs algériens et les acteurs de l’écosystème sont appelés à réinventer leurs stratégies. L’accent sur la rentabilité et la durabilité devient une priorité. Des mesures comme le renforcement des fonds publics locaux (via le FNI ou l’Agence Nationale de Valorisation des Résultats de la Recherche) pourraient atténuer l’impact de la baisse des investissements étrangers. De même, une meilleure collaboration entre startups, grandes entreprises et institutions publiques pourrait créer des synergies bénéfiques.
À retenir pour les entrepreneurs
Les startups africaines ont levé 4,5 milliards de dollars en 2023, soit 20 % de moins qu’en 2022. En Algérie, des acteurs comme Yassir et Chari maintiennent leur attractivité malgré le contexte. Les secteurs des fintechs et des technologies vertes restent les plus résilients.
💡 Vous créez votre entreprise en Algérie ? GlobalStart vous accompagne pas à pas : démarches, coûts réels, statuts juridiques (SARL, EURL, SPA) et immatriculation CNRC.