Tebboune relance le contrôle du commerce extérieur

Le président Abdelmadjid Tebboune a signé récemment deux décrets exécutifs créant l’Agence algérienne des échanges commerciaux extérieurs (AACE) et l’Agence algérienne de promotion des exportations (ALGEX). Ces structures, annoncées par le ministre du Commerce Kamel Rezig en avril 2026, marquent une étape dans la stratégie de l’État pour reprendre la main sur les flux économiques transfrontaliers. Selon le Journal Officiel, l’AACE sera chargée de réguler les importations, tandis qu’ALGEX aura pour mission d’accompagner les exportateurs algériens. Cette décision intervient après des années de critiques sur la dépendance aux hydrocarbures et la fuite des devises.

Un secteur miné par l’informel et la fraude

L’AACE aura pour tâche de centraliser les demandes d’importation et de vérifier la conformité des produits. Elle travaillera en collaboration avec les douanes et la Banque d’Algérie pour bloquer les transactions suspectes. ALGEX, quant à elle, proposera un guichet unique aux exportateurs, avec des incitations fiscales et un accompagnement logistique. Le lancement de ce dispositif est prévu dans les prochains mois, selon Horizons, qui cite des sources proches du ministère.

Les défis de la diversification économique

Cependant, les experts restent prudents. Un économiste interrogé par AL24 News estime que « sans une simplification des procédures administratives, les nouvelles agences risquent de devenir des usines à paperasse ». Le guichet unique des exportateurs, annoncé comme une révolution, devra prouver son efficacité face aux lenteurs bureaucratiques. Le ministre Rezig a reconnu ces obstacles, promettant des « mesures radicales » pour accélérer les démarches.

Comparaison avec le Maroc

Silence politique et réalités économiques

Les deux agences seront dirigées par des cadres issus de l’administration, avec une expérience dans les douanes et le commerce international. Leur mise en place coïncide avec une hausse des réserves de change, qui ont atteint 60 milliards de dollars fin 2025, selon le FMI. Celui-ci prévoit que le PIB algérien dépassera les 317 milliards de dollars en 2026, une première dans l’histoire du pays. Ces indicateurs positifs pourraient donner un coup d’accélérateur aux réformes, à condition que les nouvelles structures tiennent leurs promesses.

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