Tebboune critique ses ministres pour application stricte

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a récemment reproché à plusieurs de ses ministres d’avoir appliqué trop rigoureusement ses instructions, selon Le360. Cette situation, révélée par des sources proches du pouvoir, met en lumière les tensions au sein de l’exécutif algérien, notamment dans le secteur pharmaceutique, où les directives présidentielles ont été suivies à la lettre, provoquant des dysfonctionnements.

Une application littérale source de blocages

Parmi les exemples cités, figurent des mesures visant à renforcer le contrôle des importations de produits pharmaceutiques. Les instructions présidentielles, destinées à réduire la dépendance de l’Algérie aux importations, auraient été appliquées de manière si stricte qu’elles ont provoqué des pénuries ponctuelles dans certaines pharmacies. Les autorités locales, craignant d’enfreindre les directives, auraient gelé des procédures pourtant nécessaires pour fluidifier la distribution.

Un secteur pharmaceutique sous pression

Les laboratoires nationaux, déjà fragilisés par des contraintes administratives, ont vu leurs capacités de production limitées par des procédures d’agrément ralenties. Certains industriels ont dénoncé, sous couvert d’anonymat, une bureaucratie excessive, aggravée par l’application stricte des consignes présidentielles. « On nous demande de produire plus, mais les autorisations mettent des mois à arriver », confie un responsable d’un laboratoire algérien.

Des répercussions sur l’accès aux soins

Les autorités sanitaires tentent de corriger le tir en assouplissant certaines procédures, mais le mal est fait. La défiance entre les différents acteurs du secteur s’est accentuée, compliquant la mise en œuvre des réformes. Le ministère de la Santé a récemment annoncé la création d’une task force pour accélérer les autorisations, mais les résultats se font attendre.

Un exécutif tiraillé entre rigueur et pragmatisme

Cette tension reflète un dilemme plus large : comment concilier la volonté de réforme avec les impératifs de stabilité ? Dans un pays où les décisions politiques sont souvent perçues comme déconnectées des réalités économiques, l’application rigide des consignes peut aggraver les problèmes qu’elle cherche à résoudre.

Vers une réévaluation des méthodes de gouvernance ?

Cependant, le risque persiste que cette affaire ne soit qu’un épisode de plus dans une gouvernance marquée par des revirements fréquents. Pour les Algériens, l’enjeu reste le même : des réformes efficaces, adaptées aux besoins du pays, et non des mesures appliquées de manière dogmatique.

Selon Le360, cette situation pourrait pousser le président à clarifier ses attentes auprès de ses ministres, afin d’éviter de nouvelles incompréhensions. Reste à savoir si ces ajustements suffiront à apaiser les tensions et à relancer la machine administrative.

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