Banques publiques algériennes boostent le crédit agricole

Les banques publiques algériennes ont lancé une série d’initiatives pour faciliter l’accès au financement des agriculteurs et des projets agricoles, selon horizons.dz. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour renforcer la sécurité alimentaire et diversifier l’économie nationale, fortement dépendante des hydrocarbures.

Un soutien financier ciblé

Ces dispositifs visent à répondre aux besoins spécifiques d’un secteur qui emploie près de 11 % de la population active et contribue à hauteur de 12 % au PIB, selon les dernières données officielles. Pourtant, l’agriculture algérienne reste confrontée à des défis structurels, notamment un accès limité au crédit, des infrastructures insuffisantes et une dépendance aux aléas climatiques.

Des outils pour moderniser le secteur

Un autre volet concerne le soutien aux coopératives agricoles, souvent négligées par les circuits de financement traditionnels. La CNEP-Banque a annoncé la création d’un fonds dédié aux groupements de producteurs, avec des prêts collectifs assortis de formations en gestion. Cette approche vise à renforcer la résilience des petits agriculteurs, particulièrement vulnérables aux fluctuations des prix et aux sécheresses récurrentes.

Enjeux économiques et sociaux

Cependant, des obstacles persistent. Les agriculteurs se plaignent souvent de la lenteur des procédures bancaires et du manque de transparence dans l’attribution des crédits. Certains experts soulignent également le risque de surendettement des petits exploitants, en l’absence d’un accompagnement technique et commercial suffisant. Pour y remédier, les banques ont promis de renforcer leurs cellules d’appui, en collaboration avec les chambres d’agriculture et les centres de recherche.

Vers une agriculture plus compétitive

Pour les observateurs, le succès de ces mesures dépendra de leur mise en œuvre effective sur le terrain. Les retards dans l’exécution des projets et les lourdeurs administratives ont souvent freiné les ambitions passées. Cette fois, les autorités misent sur une approche plus décentralisée, avec une implication accrue des wilayas et des acteurs locaux. Si cette dynamique se confirme, elle pourrait redonner un nouvel élan à un secteur stratégique pour l’économie algérienne.

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