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**Le football, ou l’illusion d’une cohésion nationale**
La CAN 2025, avec les comparaisons Le Roy entre Algériens et Marocains, révèle une autre vérité : le sport est devenu un champ de bataille géopolitique. Le don de Zidane – millions d’euros pour l’Algérie – sonne comme une aumône postcoloniale, un geste qui souligne l’incapacité de l’État à financer lui-même ses infrastructures. Pendant ce temps, la JSK vs CS Constantine se joue à guichets fermés, preuve que le football reste le seul ciment d’une nation fragmentée. Mais pour combien de temps encore, quand les stades sont pleins et les usines vides ?
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**L’Afrique subsaharienne : l’Algérie entre opportunisme et myopie stratégique**
Le paradoxe est criant : alors que l’Algérie se rêve en puissance régionale, elle dépend encore des hydrocarbures pour exister. Son engagement en Afrique subsaharienne se limite à des accords commerciaux ponctuels, sans ambition culturelle ou technologique. Pendant ce temps, le Maroc avance ses pions avec des investissements massifs en Afrique de l’Ouest. L’Algérie, elle, se contente de vendre du gaz et de regarder les autres jouer aux échecs géopolitiques.
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**Jeunesse et emploi : le grand gaspillage humain**
Pourtant, les dispositifs existent : ANEM, ANGEM, CNAC, NESDA. Mais à qui profitent-ils vraiment ? Les exonérations de cotisations sociales, présentées comme un soutien aux entreprises, bénéficient surtout aux grands groupes proches du pouvoir. Les jeunes, eux, se tournent vers l’exil ou l’entrepreneuriat de survie. Les incubateurs universitaires, censés former les futurs Bill Gates algériens, manquent cruellement de moyens et de connexion avec le marché.
Le drame ? L’Algérie a les ressources pour inverser la tendance. Mais elle préfère importer des solutions clés en main (comme les partenariats McDonald’s pour la Ligue 1) plutôt que de construire un écosystème innovant. Résultat : une jeunesse sacrifiée, condamnée à choisir entre la précarité et l’exil.
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**Femmes algériennes : le combat invisible**
D’un côté, l’État algérien se targue d’avoir des femmes ministres, des entrepreneures, des universitaires. De l’autre, le code de la famille reste un carcan patriarcal, les violences conjugales sont sous-estimées, et les femmes rurales, majoritaires, sont invisibilisées. Le discours officiel célèbre la « femme algérienne moderne », mais la réalité est celle d’une régression : les lois progressistes (comme celle sur les violences faites aux femmes) sont mal appliquées, et les mentalités évoluent lentement.
Le pire ? Cette régression s’accompagne d’une instrumentalisation politique. Les conservateurs agitent le spectre de la « décadence occidentale » pour justifier le statu quo, tandis que les progressistes se heurtent à un mur institutionnel. Pendant ce temps, les femmes algériennes continuent de se battre, souvent seules, pour des droits élémentaires.
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**Sécurité : l’État policier et ses fantômes**
Les saisies d’armes et les arrestations de « réseaux terroristes » sont présentées comme des victoires, mais elles cachent une réalité plus trouble : l’État algérien instrumentalise la menace terroriste pour justifier son autoritarisme. La France, de son côté, est visée par des attaques attribuées à des « États étrangers » – une manière de désigner l’Algérie sans la nommer, dans un jeu de miroirs paranoïaque.
Le vrai danger, cependant, n’est pas le terrorisme, mais l’étouffement des contre-pouvoirs. Les médias indépendants sont muselés, les opposants emprisonnés, et la société civile asphyxiée. L’Algérie se présente comme un rempart contre le chaos, mais elle en reproduit les mécanismes : surveillance de masse, justice sélective, et une peur généralisée qui sert de ciment au pouvoir.
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**Irrigation et agriculture : le mirage de la souveraineté alimentaire**
Le défi de la sécurité alimentaire est réel : l’Algérie importe encore 50 % de ses besoins en céréales, et la sécheresse chronique menace les récoltes. Pourtant, les solutions existent : agriculture de précision, réhabilitation des oasis, gestion durable des ressources. Mais l’État préfère les grands chantiers spectaculaires, qui permettent de distribuer des contrats juteux, plutôt que des réformes structurelles.
Le Maghreb, dans son ensemble, est en première ligne du changement climatique. L’Algérie, avec ses 80 % de territoire désertique, est particulièrement vulnérable. Pourtant, elle mise sur des solutions court-termistes, comme les subventions aux engrais (qui épuisent les sols) ou les importations massives. La souveraineté alimentaire reste un slogan, pas une priorité.
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**PME et économie informelle : le capitalisme de connivence**
La communauté nationale à l’étranger est encouragée à investir, mais les obstacles bureaucratiques et la corruption découragent les bonnes volontés. Pendant ce temps, les milliards d’exonérations de cotisations sociales profitent aux entreprises déjà établies, pas aux nouveaux acteurs.
L’économie algérienne reste prisonnière d’un modèle rentier : les hydrocarbures financent les subventions, qui maintiennent une paix sociale précaire. Les PME, elles, sont cantonnées à un rôle de sous-traitance, sans capacité à innover. Résultat : une économie duale, où le secteur informel (60 % du PIB) coexiste avec un capitalisme de connivence, sans dynamisme réel.
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**Exportations : l’Algérie veut vendre autre chose que du gaz… mais à quel prix ?**
Le secteur minier est présenté comme le nouveau pétrole, mais il reproduit les mêmes travers : dépendance aux cours mondiaux, absence de transformation sur place, et enrichissement d’une élite au détriment des populations locales. Pendant ce temps, la crise des engrais en Afrique subsaharienne montre les limites d’une économie extractiviste : l’Algérie exporte des ressources, mais ne maîtrise pas les chaînes de valeur.
L’Europe, de son côté, cherche à réduire sa dépendance au gaz russe… en se tournant vers l’Algérie. Une aubaine ? Non, une nouvelle forme de dépendance. Car l’Algérie, en vendant son fer et son acier, se condamne à rester un fournisseur de matières premières, sans capacité à peser sur les prix ou les normes.
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**Médias et 5G : la révolution numérique, ou l’illusion du progrès ?**
Les médias algériens, eux, sont pris entre deux feux : d’un côté, une libéralisation partielle (avec l’arrivée de nouveaux acteurs privés) ; de l’autre, une censure persistante (sites bloqués, journalistes emprisonnés). L’appel à une coopération africaine pour une « transformation numérique résiliente » sonne creux quand l’Algérie elle-même peine à garantir la liberté d’expression.
La 5G, comme les incubateurs universitaires, est un symbole : l’Algérie veut se moderniser, mais sans toucher aux structures du pouvoir. Résultat : une révolution numérique à deux vitesses, où les élites accèdent aux dernières technologies tandis que le peuple reste cantonné à un internet censuré et lent.
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